ALGÉRIE
16/09/2019 14h:42 CET | Actualisé 16/09/2019 14h:51 CET

Le FFS accuse le "pouvoir illégitime" de mener une "stratégie répressive"

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Face à la crise politique actuelle, le FFS tire la sonnette d’alarme et fait porter la responsabilité de la situation “aux tenants d’un pouvoir illégitime, impopulaire et autoritaire qui, pour se maintenir coûte que coûte, a décidé unilatéralement d’imposer sa feuille de route en organisant une élection présidentielle à brève échéance.”

“Pour neutraliser toute opposition à cette feuille de route, ce pouvoir de fait a multiplié et intensifié les actes de répression, en procédant à des interdictions systématiques des activités politiques et associatives dans l’espace public, à des interpellations et arrestations violentes qui ciblent des militants politiques, des acteurs sociaux et des manifestants du mouvement révolutionnaire pacifique, et à la fermeture des canaux médiatiques indépendants”, accuse le communiqué signé par le Premier secrétaire du parti, Hakim Belahcel

Pour le FFS, “Cette stratégie répressive n’a pas épargné des acteurs politiques et des leaders d’opinion, arrêtés illégalement et emprisonnés sans jugement. »

“Les tenants du pouvoir, voulant la convocation à tout prix du corps électoral le 15 septembre et des élections avant la fin de l’année, vont jusqu’à adopter de façon expéditive, et au pas de charge deux projets de lois liés au régime électoral et à l’autorité d’organisation des élections par un parlement illégitime et impopulaire, ce qui relève d’un acte politique suicidaire, tout en restant insensibles au rejet exprimé par le mouvement citoyen chaque vendredi depuis le 22 février.” accuse le parti fondé par Hocine Ait Ahmed, qui rejette “totalement l’agenda du pouvoir et dénonce son obstination et son recours à des institutions illégitimes décriées par le peuple Algérien. »

Médias pointés du doigt

Autre cible visée par le FFS, certains médias à l’image de l’ENTV dont “la propagande malfaisante vise à saper les bases de la cohésion et de l’unité nationale cimentées par la Révolution populaire et à remettre en cause le caractère pacifique et solidaire du mouvement citoyen”, estime le FFS.

Le FFS réitère son appel “pour un dialogue sérieux, transparent et inclusif afin de trouver des issues consensuelles et réalistes à la crise nationale multidimensionnelle, et ce, dans l’intérêt suprême du peuple Algérien et de la nation, une et indivisible. ” 

A cet effet, le FFS appelle les autorités du pays à “libérer immédiatement, tous les détenus politiques et d’opinion et l’arrêt des intimidations et de toutes formes de répression afin d’installer un climat favorable à ce dialogue.”