MAROC
12/04/2019 10h:45 CET

Le festival Mawazine annonce les artistes de la scène africaine

Cette année, la scène du Bouregreg fait la part belle au rap.

Les Amazones d'Afrique/Facebook
Les Amazones d'Afrique seront à l'honneur le 24 juin.

MUSIQUE - “L’Afrique fait son come-back au Bouregreg”. Comme chaque année, le festival Mawazine-Rythmes du Monde fait la part belle aux artistes du continent africain. Pour sa 18ème édition qui se tiendra du 21 au 29 juin, la scène du Bouregreg mettra en lumière “un nouveau panorama de ce que l’Afrique a de plus beau à voir... et à écouter”. Voici les artistes attendus pour les 9 jours du festival.

La scène fera son lever de rideau en compagnie du groupe BCUC venu tout droit de Soweto, en Afrique du Sud. Ce groupe sud-africain unique en son genre navigue à mi-chemin entre le free jazz, le hip hop des origines, les Stooges dissonants et l’énergie balancée de James Brown. Avec BCUC, c’est aussi le souvenir de Fela Kuti et son cocktail afro-beat made in Lagos, décrit Maroc Cultures. “Des rythmes traditionnels Nguni et Tsonga, propulsés par une basse méchante et des voix entre soul et punk-rock, d’une intensité comme on n’en trouve plus dans la soul ni le punk-rock”, soulignait Les Inrocks, qui promettent une belle soirée d’ouverture. 

Le lendemain, le groupe congolais Kokoko!, qui réinvente la musique électronique avec des instruments de récupération, fera danser la scène du Bouregreg. Il sera suivi, sur scène, par la rappeuse sud-africaine aux millions de vues, Sho Madjozi. Et en xitsonga et swahili s’il vous plaît!

Le 23 juin, à 22 heures, la scène africaine rendra une nouvelle fois un bel hommage au rap en accueillant un des piliers du rap game français depuis plus de 30 ans, Kery James. Lyriciste, militant, engagé. Depuis ses premiers pas dans le monde du rap, l’artiste né à Haïti n’a cessé de porter haut ses combats comme dans son titre “PDM” (Pays de Merde”, véritable procès des États-Unis et de son président Donald Trump (issu de son dernier album, “J’rap encore”). Multi-talents, il a écrit et joué sa propre pièce de théâtre, et son film “Banlieusards” sera bientôt disponible sur Netflix, en attendant sa venue à Rabat.

Le lendemain, le groupe Les Amazones d’Afrique viendra chanter le monde. Formé de huit divas réunies dans la lutte contre les violences faites aux femmes, ce groupe compte sur les plus grandes voix féminines du continent : Kandia Kouyaté, Mamani Keita, Rokia Koné, Angélique Kidjo, Nneka, Mariam Koné, Mouneissa Tandina et Pamela Badjogo. Qu’elles soient malienne, béninoise, nigériane ou gabonaise, chacune chantera pour sensibiliser le public au combat pour les femmes et contre les barbaries dont elles sont victimes, rappelle Maroc Cultures. Elles laisseront place, le mardi 25 juin, au groupe de blues créole Delgrès. 

Autre rappeur de taille invité cette année: Youssoupha, qu’on n’a presque plus besoin de présenter. Le mercredi 26 juin, il viendra faire découvrir son dernier album “Polaroïd Experience” au public. Porteur du label “Bomayé Musik” dans lequel on retrouve Keblack, Naza ou encore Hiro de Bana C4, il nous emportera peut-être sur des mélodies afro. 

Le 27 juin, rendez-vous avec un saxophoniste de jazz américain. Kamasi Washington, venu de Los Angeles, sera accompagné de sa formation de virtuoses pour un concert qui mêlera jazz, funk, free, soul, blues et rock. Il sera suivi par le chanteur togolais Peter Solo et son groupe Vaudou Game qui a réussi le pari de mêler l’afro-funk des années 70 mêlé aux rythmes de la tradition vaudou et des musiques transes. Le rappeur Koba LaD clôturera les festivités le samedi 29 juin. L’occasion de découvrir son deuxième album, “L’Affranchi”, qui sortira le 19 avril et de redécouvrir “VII”, sorti fin 2018 et déjà certifié disque d’or.