MAROC
09/07/2019 14h:23 CET | Actualisé 10/07/2019 15h:20 CET

Retour sur les grands moments de l'édition 2019 du festival Jazzablanca

Le festival Jazzablanca a réuni cette année près de 79.000 spectateurs.

Jazzablanca

CULTURE - Jazzablanca, c’est fini... jusqu’à l’année prochaine. Pour cette 14ème édition, le festival phare de Casablanca a fêté la musique dans toute sa splendeur et ravi les spectateurs, de la scène BMCI à l’hippodrome d’Anfa. Durant six jours, près de 79.000 personnes ont assisté à des concerts pop-rock, jazz, fusion et musiques du monde dans des ambiances souvent festives et explosives. Retour sur les temps forts de cette année. 

Dès mardi 2 juillet, le rideau s’est levé sur une nouvelle scène en plein air, moins intimiste et beaucoup plus rock’n’roll, à l’hippodrome d’Anfa. 

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En tête d’affiche, le groupe pop-rock écossais Franz Ferdinand a ouvert les festivités sur la scène qui surplombe le golf d’Anfa pour un show digne des plus grands festivals. Sur scène, le charismatique leader Alex Kapranos et ses camarades ont offert au public une véritable grand-messe du rock et enchaîné leurs plus grands tubes. “Do you want to”, “Walk Away”, “Love Illumination” ou encore “No you girls” ont fait danser le public casablancais, avant d’achever le concert par leur titre “Fire”... un véritable brasier sur la scène Anfa. 

Au Jazz Club, les anglais Atlantic Soul Orchestra ont remis au goût du jour les classiques soul et funk du répertoire américain de James Brown à Aretha Franklin en passant Otis Redding. Un pur moment de grande musique pour les amateurs de jazz. 

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Sur la scène emblématique BMCI, des concerts made in Africa ont fait le bonheur d’un public conquis sur la grande place des Nations-Unis offerts par le plus casablancais des groupes congolais: Coton d’Afrik& The Sailors, aux sonorités afro-beat entrainantes. Un concert qui a laissé place à la belle énergie du chanteur gnaoui, Mehdi Nassouli. Celui qui a appris auprès des plus grands maâlems a proposé un concert à l’image de sa musique: métissé et généreuse, aux rythmes tagnaouites avec une invitée surprise: la grande Hindi Zahra.

Pour sa deuxième journée de festival, mercredi 3 juillet, Jazzablanca a offert au public une série de concerts passionnés, avec en tête d’affiche, la belle Calypso Rose, solaire dans sa tenue jaune satinée.

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La scène Anfa a eu l’honneur d’accueillir une artiste féministe et engagée qui passe à travers la musique des messages forts et humanistes. “Si votre mari avec qui vous avez vécu pendant des années et pour qui vous avez sacrifiez votre jeunesse vous quitte, ne pleurez pas. Trouvez un homme plus jeune que lui. Et que vous!” a conseillé au public la grande Calypso Rose. Dès les premières notes de “Calypso Blues”, “Calypso Queen” ou encore “Leave me alone” portés par des musiciens et des choristes à l’énergie incroyable, le public casablancais était envouté.

Pendant ce temps là, à la scène BMCI, la nouvelle scène marocaine a été dignement représentée par le groupe Rock-But pour une ambiance rock 100% marocain. Un concert explosif devant un foule en délire. 

Vendredi, c’est Metronomy. Le groupe emblématique de la scène rock-indie britannique, qui a enflammé Casablanca et célébré, durant près de deux heures, l’amour, l’été et la vie nocturne. Et marqué son grand retour sur scène, après trois années d’absence.

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Les gradins ont tremblé sous les pas de danse du public lorsque le groupe a repris ses grands morceaux, tels que “The Bay”, “A thing for me”, “Love Letters”, “Reservoir” ou “Heartbreaker”. Ils ont notamment distillé, au compte gouttes, quelques nouveaux sons de leur prochain album à venir. Une soirée mémorable qui a marqué le public de la scène Anfa, et qui s’est achevée avec “The look”, plus gros succès du groupe chanté en choeur par les festivaliers. 

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Un peu plus loin, sur la place des Nations Unies, un autre public profitait du même festival mais différemment. La scène BMCI a accueilli le talentueux bassiste ivoirien Arnaud N’Gaza et son projet Afro Jazz tout en nuances avant de céder la place à Guts & Les Akaras De Scovil pour un concert à la fois soul/afro/disco/jazz. Sur la scène du Jazz Club, la formation venue tout droit de Chicago aussi hypnotique qu’envoûtante, Hypnotic Brass Ensemble, a proposé au petit public, dans un cadre intimiste, une session de jazz/hip-hop/funk endiablée par des notes de cuivres, batteries, basse et guitare.

Samedi, Maceo Parker a proposé un beau moment de jazz sur la scène de l’hippodrome, pleine à craquer. Le saxophoniste de James Brown et Michael Jacskon, entre autres, a offert un beau spectacle porté par de magnifiques musiciens dont le bassiste marocain Mehdi Machouche, qui a remplacé un membre du groupe absent. Frissons garantis dans le public.   

Clap de fin dimanche pour la sixième et dernière journée du festival, avec les Al McKay’s Earth Wind & Fire Experience. C’est une véritable fièvre du samedi soir que le groupe a offert au public d’Anfa avec un concert aussi groovy qu’inspiré, en faisant danser le public avec des hits comme “Let’s groove”, “Boogie Wonderland” ou “Let’s gone.

Jazzablanca

Une clôture digne d’une scène Anfa qui a vécu de belles émotions pendant six jours, sublimée par des concerts en before et en after sur les scènes du Village Samsung, du Jazz Club et du Roof.

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Sur la scène électro Le Roof, le dj marocain Daox, habitué du festival, a clotûré cette semaine avec un set rythmé et dynamique qui a n’a pas manqué de faire danser la foule. 

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Pour cette 14ème édition, Jazzablanca a confirmé son statut de festival incontournable de la scène marocaine et a proposé, à nouveau, des instants de communion, de rencontres, des animations gratuites en journées, des moments d’émotions, des concerts ovationnés et une ambiance exceptionnelle dans l’immense espace en plein air du Village Samsung.