MAROC
22/06/2018 13h:55 CET

Le festival Gnaoua des musiques du Monde lance sa 21e édition sous le thème de la transmission

Transmission entre les cultures et les générations.

FESTIVAL - Cette année, le Festival Gnaoua des musiques du monde d’Essaouira fête ses 21 ans. Pour l’ouverture du festival, la célébration a coïncidé avec le 21 juin, jour de la fête de la musique. Tandis que l’édition précédente visait à célébrer les 20 ans et l’héritage du festival, cette année, c’est la transmission qui est à l’honneur.

Quelques heures avant le coup d’envoi de l’événement, la cité avait encore des airs de villes balnéaires, avec ses plages pleines de monde. Mais à 18h30, la musique Gnaoua a repris ses droits. C’est à cette heure-ci qu’a débuté la traditionnelle parade des différentes confréries Gnaoua. Un rendez-vous incontournable pour les fans du genre, certains se mêlant même aux artistes lors des premiers mètres de la procession.

AIC Press
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Le public rassemble à la fois des habitants de la ville, qui y assistent tous les ans, des amateurs du genre ou encore des touristes découvrant l’événement pour la première fois, à l’instar d’un groupe de jeunes lituaniens venus faire du kite surf et qui confient au HuffPost Maroc découvrir l’existence de ce festival.

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Est ensuite arrivée la délégation officielle composée notamment de la fondatrice du Festival Gnaoua d’Essaouira, Neila Tazi, ou encore André Azoulay, conseiller du roi Mohammed VI et originaire de la ville.

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Transmission entre les cultures...

Alors que la procession prend fin, la foule commence à se diriger vers la scène Moulay Hassan, la plus imposante du festival, pour assister au premier concert de la soirée.

Au programme, le Maalem Hamid El Kasri en featuring avec le groupe de fusion new yorkais, Snarky Puppy. Les musiciens ont concocté ce spectacle à l’occasion d’une résidence artistique. Une collaboration qui a lancé cette première édition sous le signe de la fusion et de la transmission de la musique Gnaoua entre les cultures, et qui a séduit une grande partie du public, notamment au cours des rifs de guitare et de guembri qui ont soulevé la foule.

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Le Maalem, qui semblait avoir son plus grand fan avec lui sur scène en la personne de Michael League, membre des Snarky Pupppy, n’a pas cessé d’applaudir chacun de ses solos.

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Karim Tibari/A3 Communication
Karim Tibari/A3 Communication

...et les générations

Le deuxième concert de la soirée a incarner de son côté le symbole de la transmission entre les générations avec la “Relève de Casablanca”, les maalems Ismael Rahil, Brahim Hamam et Khalid Sansi. Ces derniers ont mis le feu, emballant le public avec un show de plus d’une heure durant lequel ils ont interprété des classiques du répertoire gnaoui et des pas de danse acrobatiques.

Karim Tibari/A3 Communication
Karim Tibari/A3 Communication
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Dans le public aussi, la thématique de la transmission est tout aussi présente. “Je suis venue au cours des premières éditions, et maintenant, ce sont mes enfants qui me demandent de venir”, explique une spectatrice, Salma Squalli, au HuffPost Maroc. Pour cette dernière, malgré ces 21 ans passés, le festival n’a pas spécialement changé depuis ses début. “Il y a toujours eu du monde, cela a toujours été un festival populaire. Des jeunes qui viennent des quatre coins du Maroc. C’est un grand festival mais à taille humaine”, dit-elle. 

Enfin, dernier spectacle de cette scène pour cette première soirée, les Hoba Hoba Spirit ont finit de déchaîner le public de la place. Le groupe a à cette occasion interprété des titres de leur 8e album.

Hoba Hoba Spirit fête cette année ses 20 ans de carrière devant un public dont une partie était encore enfant en 1998 (ou même pour certains, pas encore nés!), mais qui se retrouve toujours autant dans les textes du groupe casablancais.

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