ALGÉRIE
31/01/2019 14h:55 CET

Le FCE et l'UGTA se rangent officiellement derrière Bouteflika

Facebook/FCE

L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), le Forum des Chefs d’Entreprises (FCE) ont officiellement désigné, tout comme d’autres organisations patronales, Abdelaziz Bouteflika comme leur candidat aux élections présidentielles d’avril 2019. 

Dans un communiqué de presse, diffusé à l’issue du Congrès de la Fédération nationale des enseignants universitaires, tenu à Batna, l’UGTA, le FCE et les organisations ont déclaré qu’elles apportaient “leur soutien à leur candidat, le Moudjahid Abdelaziz Bouteflika”. 

L’appel a été signé par la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), la Confédération algérienne du patronat (CAP), l’Union nationale des entrepreneurs publics (UNEP), l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA) et l’Union nationale des investisseurs (UNI).

Ils soutiennent, selon le même communiqué, le président actuel ”à l’effet de poursuivre et d’approfondir cet inlassable et cet intense effort pour le développement durable du pays, pour parachever l’œuvre de consolidation entreprise dans le développement économique, de l’épanouissement social au sein d’une Algérie réconciliée, de paix, d’unité, de stabilité et de progrès”.

Lors de son intervention, le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, a appelé à l’édification d’un “front populaire solide pour faire face aux défis internes et externes qui se posent à l’Algérie”. Un front que le président voulait déjà mettre en place, lors de son discours en août 2018. A l’époque, l’ancien Secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, n’était pas parvenu à realiser le voeu du président.

M. Sidi Saïd, a affirmé soutenir le président “Bouteflika par conviction”, estimant que “leur soutien permettra à l’Algérie de poursuivre son épanouissement et son développement”.

“Nous n’avons pas le droit moral de nier l’apport du chef de l’Etat à l’épanouissement de notre pays”, a-t-il affirmé, estimant que la signature de cette motion “est un acte de confirmation, d’adhésion et de soutien au président Bouteflika qui a fait de l’Algérie une nation très forte et respectée”.

Il a rappelé que “le pays était à deux doigts de la catastrophe dans les années 1990”.

Ces organisations patronales ne sont pas les seules à soutenir un autre mandat du président Bouteflika, son cinquième. Le Rassemblement national démocratique (RND) réitérait ce matin même son appel au Chef de l’Etat à briguer un autre mandat, tout comme les autres partis de l’Alliance, sauf le MPA de Amara Benyounès, qui évoquent la “continuité”. 

Le FLN, qui n’évoque pas non plus un cinquième mandat nommément, a également appelé Abdelaziz Bouteflika à “poursuivre sa mission à la tête de l’Etat”.