TUNISIE
24/05/2018 13h:51 CET

Le député Sahbi Ben Fredj dénonce "la mainmise de la présidence de la République sur les prérogatives du parlement"

Des députes accusent la présidence de la République de dépasser ses prérogatives.

Zoubeir Souissi / Reuters

À quelques jours de la réunion entre le président de la République et les signataires du pacte de Carthage, les spéculations autour du départ du chef du gouvernement Youssef Chahed sont lancées. Une deuxième version du pacte de Carthage devrait être également approuvée et un remaniement ministériel général se prépare. 

“C’est inconstitutionnel” a martelé le député du Bloc Al Horra, Sahbi Ben Fredj, sur les ondes de Mosaïque Fm. Il a expliqué que l’appel du président de la République, Béji Caïd Essebsi, pour la tenue d’une réunion avec les signataires du pacte de Carthage et la formulation de décisions fixant le sort du chef du gouvernement sans consulter le parlement dépasse ses prérogatives. 

Se sentant marginalisés, un bon nombre de députés se sont, donc, mobilisés pour la signature d’une pétition afin de réclamer une séance plénière urgente contre ce qu’ils ont appelé “la mainmise de la présidence de la République sur les prérogatives du parlement”. 

Ces derniers ont estimé que la présidence de la République s’est emparée des prérogatives des parlementaires en ignorant les mécanismes constitutionnels.

Ben Fredj a souligné que le limogeage ou la démission du Chef du gouvernement se font suivant des mécanismes clairs, identifiés par la loi et la Constitution, et nullement au Palais de Carthage. 

Selon lui, cette décision a été prise pour préserver et respecter les mécanismes constitutionnels et protéger le processus démocratique. 

Le maintien de Youssef Chahed à la tête du gouvernement a divisé les parties prenantes au document Carthage 2 au cours de la Commission des experts, réunie mardi.

En effet, selon Mongi Harbaoui, porte-parole du mouvement Nidaa Tounes, si la commission a réussi à se mettre d’accord sur les 65 points qui composeront la feuille de route du prochain gouvernement, le maintien ou non de Youssef Chahed à sa tête a été au coeur des tensions et la question n’a pu être tranchée. 

LIRE AUSSI:

Youssef Chahed divise les parties prenantes au document de Carthage 2: Bientôt l’épilogue?

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.