MAROC
29/03/2019 13h:20 CET

Le Danemark ne veut pas donner la nationalité aux enfants de jihadistes danois

Le gouvernement veut également faciliter la procédure de déchéance de nationalité pour les combattants binationaux.

Issam Abdallah / Reuters
Une femme et des enfants de militants de l'État islamique marchent pendant qu'ils se rendaient dans le village de Baghouz, dans la province de Deir Al-Zor, en Syrie, le 14 mars 2019.

DAECH - Privés de tout. Ce 28 mars, le ministère de l’Immigration et de l’Intégration danois a affirmé que les enfants nés de jihadistes danois ne recevront “pas forcément” la nationalité du pays, rapporte l’AFP.

“Contrairement aux règles actuelles, les enfants qui vont naître dans des zones où il est illégal d’entrer ou de résider ne recevront pas automatiquement la nationalité danoise”, a indiqué le ministère de l’Immigration et de l’Intégration dans un communiqué.

Cette décision intervient après un accord entre le gouvernement de centre-droit et la formation populiste du Parti du peuple danois. Pour la ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Inger Stojberg, “leurs parents ont tourné le dos au Danemark, il n’y a pas de raison que les enfants deviennent citoyens danois”.

D’après Le Monde, ce nouvel accord permettra aussi de faciliter la procédure de déchéance de nationalité pour les combattants binationaux. “Il suffira désormais d’un arrêté administratif, et non plus d’une décision de justice, pour retirer leur citoyenneté aux combattants, y compris ceux qui se trouvent toujours à l’étranger, les empêchant ainsi de passer les frontières du royaume”, souligne le quotidien français. 13 des 9 Danois déjà condamnés pour avoir rejoint l’organisation terroristes ont été déchus de leur nationalité et expulsés vers leur deuxième pays.

Le rapatriement des enfants de terroristes est en débat dans de nombreux pays, qui sont frileux à prendre cette décision. Pendant ce temps, des centaines d’enfants sont morts de froid ou de faim dans les camps où les derniers terroristes de Daech ont été envoyés. Le Maroc, lui, n’en a pas encore rapatriés. Le 10 mars dernier, les premiers ressortissants marocains étaient renvoyés au pays depuis des zones de conflits en Syrie.