MAROC
29/05/2019 16h:30 CET | Actualisé 29/05/2019 16h:32 CET

Le Conseil français du culte musulman regrette la "désinvolture" de Christophe Castaner à l’égard des musulmans de France

Le ministre de l'Intérieur français n'a pas assisté à la rupture du jeûne du ramadan, organisée à Paris mardi 28 mai. Une première, d'après le CFCM.

RAMADAN - “C’est la première fois depuis que le CFCM organise un iftar qu’un ministre de l’Intérieur ne répond pas favorablement à notre invitation”, regrette Abdallah Zekri , délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM). Le ton monte au lendemain de l’absence remarquée de Christophe Castaner, invité par le CFCM à assister à une rupture du jeûne en ce mois de ramadan, au soir du mardi 28 mai, à Paris. Un signe “de désinvolture à l’égard des musulmans de France”, dénonce le CFCM.

Une absence que le ministère de l’Intérieur justifie en soulignant la présence de Christophe Castaner, ce mercredi soir, à la rupture du jeûne organisée à Strasbourg par le CRCM, déclinaison régionale du CFCM, rapporte l’AFP. “Strasbourg, lieu de formation des imams, de dialogue interreligieux, du Concordat, est attractif”, a argumenté le ministère.

Créé en 2003 sous l’impulsion de l’État français, le CFCM est l’interlocuteur privilégié de l’Hexagone sur le culte musulman. Il est souvent critiqué pour son manque de représentativité : au terme des dernières élections, un peu moins de la moitié des quelque 2. 300 lieux de culte en France lui étaient affiliés, rappelle l’agence de presse française.

Selon plusieurs sources, poursuit l’AFP, une réforme des statuts du CFCM, adoptée au printemps et qui doit se mettre en place pour les prochaines élections de cette instance à l’automne, est source de tensions. Le gouvernement souhaitait une forte représentation de l’échelon départemental, un gage selon lui d’ouverture et de meilleure représentativité des mosquées, ce à quoi le CFCM, dans sa réforme, n’a pas accédé, selon une source proche du dossier.