ALGÉRIE
09/06/2015 09h:03 CET | Actualisé 10/06/2015 04h:13 CET

Le conseil de sécurité préconise la traçabilité des terroristes et la prévention de la radicalisation et du recrutement

AFP

170 Algériens combattent dans les rangs de Daech selon, les données transmises par les autorités du pays au conseil de sécurité de l'ONU en novembre 2014 publié dans la lettre adressée à la Présidente du Conseil de sécurité par la Présidente du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1373 (2001) concernant la lutte antiterroriste.

Dans cette lettre en date du 13 mai dernier, on apprend que le nombre de combattants tunisiens et marocains dans les rangs de cette organisation terroriste est beaucoup plus importants. Il serait de 3000 en Tunisie et 1200 pour le Maroc.

La lettre attire l'attention du conseil de sécurité mais aussi des pays dont sont issus ces terroristes enrôlés aujourd'hui dans les rangs de Daech, sur la problématique du retour de ces combattants. " Les intentions des combattants terroristes étrangers qui reviennent dans leur pays d’origine ou se rendent dans un pays tiers soulèvent des questions fondamentales".

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Le comité du conseil de sécurité dispose, aujourd'hui, de très peu d’informations sur le nombre de combattants qui pourraient rentrer dans leur pays d’origine ou se rendre dans un pays tiers, y compris dans des zones de conflit. La même source, précise aussi, que le type de comportement que ces individus sont susceptibles d’adopter à leur retour reste, toutefois, "imprévisible" .

Dans ce sillage, l'ONU attire l'attention des pays concernés dont l'Algérie sur le danger de ces retours notamment le soutien logistique aux activités terroristes. "Il est également à craindre que, après leur retour, les combattants terroristes étrangers ne se contentent pas de préparer et de mener des attaques mais s’adonnent également à d’autres activités de soutien au terrorisme, notamment la radicalisation, le recrutement et l’incitation".

Par ailleurs, le comité onusien souligne l'importance de l'échange d'information pour mener à bien cette lutte anti terroriste. "Le Conseil a invité les États Membres à améliorer la coopération internationale, régionale et sous-régionale et à renforcer l’échange d’informations. De nombreux outils multilatéraux existants peuvent faciliter la coopération, notamment plusieurs dispositions de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée."

Les résultats de l’enquête menée par la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme montrent, montre selon cette même source que "17 des 21 États examinés disposeraient de peu de moyens concrets d’empêcher des individus soupçonnés de vouloir devenir des combattants terroristes étrangers de se rendre dans un État autre que leur État de résidence ou de nationalité, voire pas du tout".

On a également constaté qu'autant d’États sembleraient ne pas disposer de "mesures efficaces pour faire en sorte que les agents de première ligne, chargés de réglementer la circulation transfrontalière des personnes, disposent d’informations actualisées pour évaluer et contrôler efficacement les risques posés par les voyageurs en se fondant sur des observations factuelles et identifier ainsi les combattants terroristes étrangers".

Pour l'Onu, "Il est urgent de donner plus de moyens aux autorités frontalières et aux responsables de l’action antiterroriste pour déterminer avec précision l’itinéraire suivi par le voyageur avant d’arriver à destination".

Selon l'enquête du comité onusien seuls un peu plus de la moitié des États examinés seulement se sont dotés de mesures d’enregistrement de toutes les entrées et sorties de leur territoire dont le succès a été qualifié de "partiel".

La lettre souligne enfin l'importance de plusieurs aspects dans la lutte contre le terrorisme à prendre absolument en charge.

Il s’agit notamment de "la prévention de la radicalisation du terrorisme et du recrutement, de l’analyse des instruments juridiques multilatéraux existants qui peuvent favoriser une coopération plus rapide, plus directe et plus efficace à l’échelle internationale et des enquêtes conjointes; et des mesures qui peuvent être prises au sujet des combattants terroristes étrangers qui reviennent dans leur pays, comme l’élaboration de stratégies de poursuites et des politiques de réintégration et de réadaptation".

Ces rapports, pris dans leur ensemble, ajoute la direction exécutive de l'ONU chargé par le suivi de la lutte contre le terrorisme, "offriront un plan d’action complet, indiquant non seulement les mesures que les États devraient prendre mais aussi les priorités auxquelles il faudrait s’attaquer et les problèmes qu’il faudrait régler afin d’endiguer le flot de combattants terroristes étrangers".

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