MAROC
10/07/2018 13h:12 CET

Le cofondateur de Google et l'ancien batteur des Guns N' Roses chez Richard Branson au Maroc

Dans la kasbah du PDG de Virgin, au sud de Marrakech.

ÉCONOMIE - S’il y a un événement auquel les adeptes de Bitcoin et autres cryptomonnaies devaient assister, c’est bien celui-là. Organisé chaque année chez le patron de Virgin à Necker Island, dans les îles Vierges britanniques, l’événement “Blockchain Summit” a déménagé cette année au Maroc suite au passage de l’ouragan Irma sur l’île privée de Richard Branson.

C’est donc dans la propriété marocaine du milliardaire britannique, la Kasbah Tamadot, située au pied des montagnes de l’Atlas au sud de Marrakech, qu’une trentaine de happy few participent depuis ce week-end à ce sommet dédié à la technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle.

Parmi eux se trouvent le cofondateur de Google, Sergey Brin, apparu décontracté en gandoura blanche pour parler de cette technologie qui permet, entre autres, de créer des monnaies virtuelles comme le Bitcoin.

Il a confié exploiter, avec son fils, de l’Ethereum, cryptomonnaie qui utilise la blockchain et permet de “créer des marchés, de stocker des registres de dettes ou de promesses, de transférer des fonds conformément à des instructions passées (comme un testament ou un contrat à terme) et de nombreuses autres données numériques sans risque de contrepartie”, indiquent les développeurs de cette monnaie virtuelle.

Parmi les experts en technologie et leaders économiques mondiaux présents se trouvaient également le secrétaire du cabinet kényan au ministère de l’Information et des Communications et ancien responsable de Google Afrique subsaharienne, Joseph Mucheru, ou encore l’ex batteur du groupe de rock Guns N’ Roses, Matt Sorum.

“Maintenant les grandes marques sont des moyens de monétiser et moderniser votre art - maintenant les marques peuvent payer directement des artistes pour leur travail et les contrats intelligents auront un rôle important à jouer là-dedans”.

Ce dernier a déclaré qu’il considérait la technologie blockchain comme un moyen d’aider les artistes à protéger leur propriété intellectuelle. “Un utilisateur devrait pouvoir posséder du contenu d’une manière qui récompense l’artiste. Quand la blockchain a été lancée, j’ai dit que cela pouvait arriver. Et cela va fonctionner à travers des contrats intelligents (‘smart contracts’)”, a-t-il estimé.

“Cela me semble très rock n’roll”, a déclaré l’artiste lors d’un panel sur la confidentialité des données et la propriété du contenu. “Très rebelle”, a-t-il ajouté. Pour le photographe et entrepreneur Jack Brockway, la technologie blockchain pourrait également être utilisée pour traquer les utilisateurs qui “volent” l’art et seraient ainsi contraints de payer les artistes pour cela.

“Richard Branson (à gauche) au Blockchain Summit: “Ripostez fort” contre la destruction du capital naturel. Il invite les participants du sommet à pousser les dirigeants gouvernementaux, les décideurs à bâtir l’héritage de la conservation.”

Le sommet, conçu par l’investisseur Bill Tai, directeur de BitFury, une des plus grandes entreprises spécialisées en technologie blockchain, a été créé pour rassembler un certain nombre de leaders d’opinion afin de discuter de la manière dont ils pourraient utiliser la blockchain dans diverses industries.

L’organisation de ce sommet au Maroc était aussi l’occasion, selon Bill Tai, de parler de la construction de la blockchain en Afrique. “Le continent entier est un peu inconnu de beaucoup de gens parce qu’ils n’y sont pas très exposés”, a-t-il déclaré. “Je pense que rassembler un grand nombre de personnes bien informées, ayant une influence et un profil intéressant, permet collectivement de se faire une idée des opportunités qui peuvent servir à la fois les intérêts philanthropiques et commerciaux”.

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