MAROC
07/11/2018 15h:38 CET

Le chanteur Mika, victime de harcèlement scolaire, raconte le calvaire qu'il a vécu

“Ils m’appelaient le Libanais, le pédé”.

HARCÈLEMENT SCOLAIRE - “J’aimerais bien dire que je n’ai pas de cicatrices, mais ce serait un mensonge”. À l’occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, le chanteur Mika s’est livré ce mardi 6 novembre sur une période douloureuse de sa vie: son enfance et sa scolarité. L’interprète de “Elle me dit” s’est confié face caméra auprès de France 4 dans le cadre du magazine “Suite Parentale”, diffusé ce mardi. Le chanteur d’origine libanaise raconte avoir été victime de harcèlement scolaire pendant une longue période et d’en avoir beaucoup souffert.

C’est à son arrivée à Londres à l’âge de 8 ans que le cauchemar à commencé... à cause de son enseignante. “Elle a décidé que c’était moi qu’elle allait harceler”, raconte Mika. “J’étais mis sur une chaise, où je devais attendre pendant une heure, deux heures, sans bouger. Je demandais à aller aux toilettes, je n’avais pas le droit. Et je faisais pipi sur ma chaise”.

Plus tard, le calvaire continue, mais à cause des autres élèves. “Ils m’appelaient le Libanais, le pédé”, raconte-t-il avant de préciser qu’ils lui lançaient également des objets: “Des canettes, des cailloux que je recevais dans la tête”.

Pour limiter le contact avec les autres élèves, Mika se cachait, ratant ainsi systématiquement les cinq premières minutes de ses cours, raconte-t-il. Au final, le juré de “The Voice” dit avoir développé des troubles “très sévères” de l’apprentissage: “Je ne parlais plus, je n’écrivais plus, je lisais très mal”.

Quant à tenter de trouver un soutien extérieur, auprès de sa famille, il explique ne pas avoir réussi à leur en parler.

“J’avais honte de le dire à ma famille, à mes parents, parce que c’est comme si je n’étais pas assez normal. Je cachais la réalité de ce que qui se passait, ce qui veut dire que je me retrouvais seul à l’école, seul en rentrant de l’école, seul à la maison”.

“J’aimerais bien vous dire que je n’ai pas de cicatrices, mais ce serait un mensonge, bien-sûr que j’en ai”.

Cet article a initialement été publié sur le HuffPost France.