MAROC
27/07/2018 16h:55 CET | Actualisé 27/07/2018 16h:56 CET

Le boycott de Danone au Maroc n'aura pas ébranlé les prévisions annuelles du groupe

Dans le royaume, les ventes ont toutefois chuté de 40%.

Christophe Morin/IP3 via Getty Images

ÉCONOMIE - Malgré un contexte défavorable au Maroc, le groupe Danone, qui annonce ce vendredi 27 juillet ses résultats pour le premier semestre 2018, est parvenu à maintenir ses prévisions annuelles. “En dehors de la situation exceptionnelle au Maroc, tous les pôles sont en croissance au deuxième trimestre”, a commenté Emmanuel Faber, président directeur général du groupe.  

Annonçant une performance au premier semestre “pénalisée par le mouvement de boycott au Maroc”, le groupe annonce une “croissance solide du chiffre d’affaires”, de +4,0% au premier semestre et de +3,3% au deuxième trimestre, en données comparables, soulignant par ailleurs une  “croissance des ventes dans tous les pôles et volumes positifs au global, hors Maroc”.

“Au Maroc, les ventes ont baissé d’environ -40% au deuxième trimestre en raison du récent mouvement de boycott. Pour y regagner la confiance des consommateurs, Danone a pris l’engagement de faire évoluer le modèle économique du lait frais, notamment en le commercialisant à prix coûtant”, poursuit le communiqué. “Les tendances négatives devraient se poursuivre au deuxième semestre dans le pays (au Maroc)”, a pour sa part précisé, lors d’une conférence téléphonique avec la presse, Cécile Cabanis, la directrice financière du groupe citée par Reuters

Compte tenu de l’impact du boycott sur les activités du groupe au Maroc, l’entreprise avait décidé fin mai de diminuer de 30% ses volumes de collecte de lait cru auprès de ses 120.000 éleveurs partenaires, et de mettre fin à 886 contrats d’intérimaires de courte durée sur les 6.200 employés travaillant sur les différents sites du groupe. Interrogé fin juin à Casablanca sur l’avenir des employés visés par les plans sociaux, Emmanuel Faber avait botté en touche: “Je n’ai pas de réponse tant que celles et ceux qui ont fait le choix de ne pas acheter la marque Centrale ne la rachèteront pas demain”.