TUNISIE
07/07/2019 12h:18 CET | Actualisé 07/07/2019 12h:49 CET

"Le Bout qui Manque" : Un carré blanc dans un rectangle noir

"Lieu de liberté à toutes les interprétations et représentations possibles"

Majdi Lakhdar - Le Bout qui Manque

“Le bout qui manque” est l’exposition d’art visuel, toute récente, de Majdi Lakhdar. Le vernissage a pris place dans une grande villa à Borj Touil, un lieu qui s’inscrit comme le hub de la scène underground de la musique électronique.

Bien que cette exposition ne s’identifie pas à la scène underground en termes de son contenu, son modèle de financement l’est. Majdi Lakhdar explique qu’il s’est tourné vers le crowdfunding et le bouche à oreille pour concrétiser son projet et réaliser ce vernissage. 

Diplômé en écriture et réalisation à l’ISAMM en 2009, Majdi Lakhdar est réalisateur, scénariste et plasticien. Il compte déjà plusieurs courts-métrages à son actif, et un long-métrage, “Avant qu’il ne soit trop tard”, dont la sortie est prévue fin 2019.

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“Le bout qui manque”

L’exposition, “Le bout qui manque”, est composée de 19 illustrations présentant toutes la même image : un carré blanc dans un rectangle noir dressé verticalement. D’une image à une autre, la perception change, le carré commence à disparaître. La distance change... et laisse place à différentes interprétations...

Majdi Lakhdar - Le Bout qui Manque

“C’est une aventure particulière pour moi. Je me suis éloigné du circuit conventionnel et je me suis tourné vers l’alternatif, tant pour le financement que pour le processus de production”, dépeint Majdi Lakhdher, au HuffPost Tunisie.

La répétition de ces formes et leurs représentations ont une signification pour l’artiste et laisse place au spectateur pour l’interpréter à sa manière.

“J’avais envie d’essayer de nouvelles choses, de me surprendre et surtout de tester une autre manière de faire. Pour ce qui est du support papier par exemple, j’ai dû tester au moins une dizaine de variétés, avant de faire mon choix”, explique-t-il.

“Quant à l’encadrement, je me suis beaucoup aventuré dans les ruelles du centre-ville avant de tomber sur un vieil artisan. Je pense que c’est sa première expo, vu la façon dont il a réagi, il était nerveux et très attentif. Entre sa manière de faire, ses habitudes, et le niveau d’exigence que je lui demandais, il y avait une distance, mais qu’on a su réduire”.

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