TUNISIE
08/01/2019 13h:17 CET

Lassaad Yacoubi annonce une série de "journées de colère" à partir de mercredi

Le bras de fer continue.

Capture ecran/Youtube/Nessma TV

“La fédération a décidé de continuer les manifestations dans les rues, et ces manifestations seront organisées dans le cadre d’une série de journées de colère, à partir de demain mercredi”. Telle a été la déclaration du secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, Lassaad Yacoubi, lors d’une intervention téléphonique sur les ondes de Jawhara FM.

Yacoubi explique que les rassemblements commenceront devant les délégations régionales, et seront suivis d’une marche collective vers les centres de décisions régionaux, afin, dit-il, de passer un message clair: les enseignants restent accrochés à leurs revendications.

“Nous demandons des négociations sérieuses et rapides pour mettre fin à cette crise” a-t-il ajouté.

Pour la capitale, les rassemblements partiront de la place Mohamed Ali vers l’avenue Habib Bourguiba.

“Le boycott des examens continue et continuera tant qu’il n’y aura pas de discussions sérieuses. Personne n’a d’intérêt à continuer le boycott” a-t-il déclaré.

S’agissant de la situation des instituteurs suppléants, Yacoubi dénonce un “esprit dictateur et fasciste” du gouvernement dans le traitement de la crise.

“Alors que ces instituteurs réclament leurs droits les plus fondamentaux, le gouvernement menace de les radier de la base de données. C’est un comportement inacceptable. Le gouvernement vise à les intimider et les obliger à travailler dans les conditions difficiles qu’il a imposées” poursuit-il.

Pour rappel, les instituteurs suppléants boycottent, depuis les vacances d’hiver, la rentrée scolaire, en protestation contre la non publication au JORT de l’accord signé en mai 2018 portant régulation, par groupes, de leur situation professionnelle.

Le bras de fer qui oppose la Fédération générale de l’enseignement secondaire au gouvernement dure maintenant depuis plus d’un an. Cela avait commencé par un blocage des notes d’examens du premier semestre de l’année scolaire 2017-2018, et s’était poursuivi par des grèves, des boycotts d’examens, en plus des déclarations sulfureuses de la part des deux parties.

N’ayant pas trouvé un terrain d’entente, le gouvernement avait menacé de prendre des mesures punitives à l’encontre des professeurs, sans que cela n’apporte de solution à la crise.

Parmi les revendications du syndicat: le classement de leur profession parmi les métiers pénibles, le départ à la retraite à l’âge de 55 ans mais également l’augmentation des primes spéciales et la réforme du système éducatif.

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