MAROC
21/06/2018 14h:40 CET

L'artiste peintre Hassan El Glaoui nous a quittés

Le peintre doit en partie sa carrière à Winston Churchill.

DÉCÈS - La scène artistique marocaine vient de perdre l’un de ses plus grands noms. Ce jeudi 21 juin au matin à Rabat, l’artiste-peintre Hassan El Glaoui a rendu l’âme à l’âge de 94 ans, d’après sa famille.

Les obsèques auront lieu jeudi à la Zaouia Hassounia à Salé après la prière d’Al Asr.

Né en 1924, El Galoui est considéré comme l’un des fondateurs et pionniers de l’art plastique au Maroc. Connu pour ses tableaux de chevaux et de fantasia, ses peintures à reconnaissance internationale se vendent jusqu’à plusieurs centaines de milliers de dirhams. Son oeuvre la plus chère, “La sortie du sultan” a été vendue en 2009 à 1,1 million de dirhams.

Les visiteurs du musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI) peuvent admirer quelques unes de ses oeuvres dans l’exposition permanente.

Hassan El Glaoui
"Fantasia à dix cavaliers". Huile sur Isorel.

Fils de Thami Galoui, célèbre pacha de Marrakech à la première moitié du 20e siècle, le peintre doit en partie sa carrière à Winston Churchill qui rendait souvent visite à son père.

“Je suis très reconnaissant qu’il ait dit à mon père que j’avais du talent et qu’il fallait me laisser poursuivre une formation académique à Paris”, rappelle Hassan El Glaoui dans une interview accordée au quotidien français Le Figaro en 2014. “Mon père voyait en effet en Churchill un grand homme (…), ce qui l’a poussé à l’écouter de façon certaine”, ajoute-t-il.

Grâce à cet encouragement, il a pu poursuivre ses études en France à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Hassan El Glaoui avait organisé de nombreuses expositions au Maroc et à l’étranger, comprenant des tableaux dépeignant la réalité du Maroc de façon générale, et de Marrakech en particulier, rappelle la MAP.

Sa fille, Touria, continue aujourd’hui d’honorer l’héritage de son père. Passionnée par l’art africain, elle a créé sa propre foire artistique itinérante 1-54. Fondée en 2013 à Londres, 1-54 se décrit comme la première foire internationale dédiée à la promotion de l’art contemporain d’Afrique et de la diaspora.