MAROC
15/11/2018 13h:21 CET

L'Arabie saoudite reconnait que Jamal Khashoggi a été drogué et démembré au consulat saoudien

Peine de mort requise contre cinq responsable saoudiens et MBS lavé de tout soupçon.

OZAN KOSE via Getty Images

JUSTICE - L’Arabie saoudite ne nie plus son implication dans l’assassinat du journaliste critique du pouvoir Jamal Khashoggi. Ce jeudi, le parquet saoudien a requis la peine de mort contre cinq responsables accusés d’avoir drogué et torturé l’éditorialiste le 2 octobre dernier au consulat du royaume wahhabite à Istanbul. 

Le procureur général Shaalan al-Shaalan a indiqué, à Ryad, que le journaliste  été drogué et démembré par cinq responsables saoudiens au sein du consulat de son pays, tout en mettant hors de cause Mohamed Ben Salmane, pourtant soupçonné par la communauté internationale d’avoir commandité l’assassinat de Khashoggi.

Le prince héritier n’avait aucune connaissance du dossier, a assuré le porte parole du procureur général. Le chef adjoint des services saoudiens, le général Ahmed al-Assiri, a ordonné de ramener de gré ou de force Khashoggi. Mais le chef de l’équipe de “négociateurs” dépêché sur place a donné l’ordre de le tuer, a-t-il précisé, dans des propos repris par l’AFP

Les restes de l’éditorialiste ont ensuite été remis à un agent à l’extérieur du consulat, a ajouté al-Shaalan. Sur un total de 21 suspects, le procureur général a inculpé à ce jour 11 personnes qui seront déférées devant la justice. Il a requis la peine capitale pour cinq d’entre elles, d’après la même source.

Ces révélations contredisent celles publiées lundi par le New York Times, qui a retranscrit une conversation au cours de laquelle l’un des assassins de la délégation demande à son interlocuteur de “dire à son patron” que l’opération est terminée. Selon le quotidien, le “patron” en question serait Mohammed ben Salmane.