TUNISIE
23/01/2019 14h:35 CET | Actualisé 23/01/2019 14h:43 CET

L'Arabie Saoudite autorise la musique dans les restaurants et cafés du royaume

Pendant des années, il était interdit de jouer de la musique dans les restaurants.

L’Autorité générale pour le divertissement saoudienne a annoncé, en marge d’une conférence de presse organisée hier, que jouer de la musique sera désormais autorisé dans les cafés et restaurants du pays.

La décision est historique puisque les spectacles étaient interdits dans les restaurants du royaume depuis des années.

“A partir d’aujourd’hui, des licences pour jouer de la musique et des spectacles vivants dans tous les restaurants du royaume seront octroyées.” a déclaré le directeur de l’Autorité et conseiller à la Cour royale, Turki Al-Sheikh.

Les spectacles d’impros et les stand-ups seront également autorisés.

Depuis son entrée sur la scène internationale après avoir été nommé prince héritier du royaume d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane a multiplié les coups d’éclat et annonces, à la fois dans son pays et à l’étranger.

L’image du royaume de Riyadh s’est ensuite détériorée après l’assassinat du journaliste opposant Jamal Khashoggi le 2 octobre dernier au Consulat d’Arabie Saoudite à Instanbul. Le prince avait alors été soupçonné d’avoir commandité ce meurtre atroce.

La stratégie du prince héritier qui s’efforce de se donner une image progressiste, ne convainc pas grand monde. Et pour cause, les exactions se multiplient à l’image des annonces, et le respect des droits de l’homme, ainsi que l’égalité entre les genre, est toujours pointé du doigt par la communauté internationale.

En début d’année, Rahaf Mohammed al-Qunun, une jeune Saoudienne, avait fui le royaume et trouvé refuge au Canada. Elle a affirmé craindre pour sa vie, et s’était enfermée dans sa chambre d’hôtel à Bangkok avant qu’elle ne soit prise en charge par le Haut Commissariat pour le Réfugiés (HCR) des Nations Unies.

Le cas de la jeune fille avait interpellé l’opinion publique internationale. 

Mais les réformes voulues par le prince en faveur des femmes sont accordées aux compte-goutte. Celles-ci commencent à obtenir des droits jusque-là réservés seulement aux hommes.

Si elles sont, depuis peu, autorisées à conduire, voter aux élections locales, assister à des matchs dans des stades, ou encore exercer certaines professions jusque-là prohibées, les Saoudiennes sont de plus en plus actives sur les réseaux sociaux pour réclamer davantage de libertés et moins de tutelle des hommes pour voyager, travailler, se marier ou même se faire soigner. 

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.