ALGÉRIE
21/06/2018 16h:52 CET | Actualisé 21/06/2018 16h:56 CET

L’application mobile, un important outil de créativité dans l’économie numérique

Apple, Google, Microsoft, Facebook, Amazon… le nombre d’acteurs sur le marché du mobile ne cesse d’augmenter et les règles du jeu deviennent de plus en plus complexes à suivre.

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Aujourd’hui, on parle souvent de la dominance des grandes compagnies technologiques dans l’Internet mobile. Apple, Google, Microsoft, Facebook, Amazon… le nombre d’acteurs sur le marché du mobile ne cesse d’augmenter et les règles du jeu deviennent de plus en plus complexes à suivre. Quels sont les enjeux pour chacun de ces acteurs ?

La mainmise de Facebook sur les données mobiles générées par les mobinautes est en train de bouleverser le paysage de l’Internet mobile dans le monde. L’Algérie ne serait pas à l’abri d’un impact négatif issu de ce bouleversement. La dépendance totale de l’étranger et son coût financier excessif en sont les meilleurs exemples.

Les décideurs numériques du pays devraient mettre au point une stratégie “propriétaire” dans la génération des données mobiles à fort impact économique comme celles issues des pôles de l’économie numérique comme le M-Commerce, la publicité sur mobile, le développement d’applications mobiles multiplateformes, le M-Banking et le paiement sans contact.

Le gouvernement est appelé à soutenir toutes les entités qui souhaitent aborder sereinement le marché du mobile, en leur permettant de bénéficier des avantages d’une politique de formation dans le développement du contenu numérique mobile.

A commencer notamment par la mise en valeur du rôle stratégique de la programmation, de l’approche technologique à avoir sur les terminaux mobiles et de l’expertise technique apportée au design et l’ergonomie des applications mobiles.

Aujourd’hui, l’Internet mobile a détrôné le web fixe notamment dans la fourniture des services. La pénétration du mobile en Algérie est importante avec plus de 45 millions de terminaux.

En parallèle, l’arrivée du support télécom de diffusion le plus rapide à savoir le LTE (4G) va encore attirer d’avantage d’utilisateurs vers l’Internet mobile. Ils ont pris l’habitude de s’informer, se divertir et même de travailler depuis leur mobile.

C’est pourquoi, ne pas être présent sur les plateformes d’applications mobiles c’est laisser la place à des concurrents étrangers d’exploiter cette part de marché mais également de capter une partie des données des utilisateurs algériens.

Faiblesse de la publicité mobile DZ

Il est donc étonnant, compte tenu du potentiel d’usager Internet sur les terminaux mobiles, de constater une timidité par exemple de la part des annonceurs et des agences médias, n’investissant en moyenne qu’un petit pourcentage de leur budget publicitaire digital dans l’Internet mobile, et ce malgré le poids que représente une telle audience.

Encore à ses débuts, le marché algérien des applications mobiles bien que très prometteur, manque de repères solides. En effet, l’absence d’une passerelle juridique entre les opérateurs des télécommunications et les fournisseurs de contenus mobiles, empêchent d’y voir clair et fait ressentir l’absence de revenus publicitaires communs et surtout l’impossibilité de créer des services supplémentaires à leurs clients.

Il serait impensable qu’au lendemain du lancement de la 4G de voir les opérateurs importer de l’étranger les données des différentes applications mobiles consommées par leurs abonnés. Ce constat est particulièrement antiéconomique pour les opérateurs qui devraient soutenir le développeur de la data locale pour concurrencer la donnée importée nettement coûteuse. L’équipementier occupe également une place importante dans le développement d’un marché local des données mobiles.

Il peut anticiper des actions de promotion d’applications mobiles locales, et ce, en raison de l’encombrement grandissant dans les magasins d’applications. Par exemple, le fabricant de terminaux mobiles peut préinstaller des applications sur quelques terminaux, afin d’éviter aux futurs détenteurs l’obligation de les télécharger. Beaucoup d’efforts sont nécessaires pour arriver à imposer le savoir–faire algérien au niveau international, alors que le temps presse !