MAROC
02/07/2019 16h:25 CET

Lancement d'une campagne nationale de lutte contre les piqûres de scorpions

Chaque année, 50 personnes décèdent suite à une piqûre de scorpion et 8 autres des suites de morsures de serpents.

EcoPic via Getty Images

SANTÉ - Le Maroc en souffre. Chaque année, ce sont, en moyenne, 30.000 personnes qui sont victimes de piqûres et envenimations scorpioniques (PES) et de morsures de serpents. Alors, pour éviter le pire, une campagne nationale de lutte contre ce fléau a été lancée, hier, au Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPEM), par le ministre de la Santé Anass Doukkali. Objectif: consolider la stratégie nationale de lutte contre les envenimations en ciblant les régions à risque. 

Le ministère de la Santé indique sur son site web que sa stratégie nationale a permis de réduire nettement la létalité liée aux piqûres et envenimations scorpioniques de 2,37% en 1999 à 0,18% en 2018 et la létalité par morsures de serpents de 8,9% en 2011 et 1,7% en 2018. Une amélioration qu’il lie directement à la mise en place de 4 axes stratégiques. Il est question d’actions sur le scorpion, le serpent et l’environnement, d’agir sur le comportement de la population et des professionnels de santé, et d’entreprendre des mesures pour l’amélioration de la prise en charge des malades et des actions pour l’implication multisectorielle. Une mission qui a été confiée à une commission nationale de lutte contre les envenimations créée depuis 2013.

Parmi les actions engagées par le ministère, ce dernier cite la formation des professionnels de santé sur cette problématique, la standardisation de la conduite à tenir devant les PES et les morsures de serpents et la distribution annuelle de kits de médicaments pour la prise en charge des patients envenimés par le scorpion. Dans ce cadre, le ministère précise procéder (chaque année) à la distribution de 600 sérums anti vipérin aux différentes structures hospitalières du royaume, à la sensibilisation de la population sur les facteurs de risque des PES et les morsures de serpents et sur les premiers gestes à effectuer particulièrement en milieu scolaire et dans les zones rurales. Ce département gouvernemental ajoute que son action est également menée par l’élaboration de partenariats avec les différents secteurs concernés par la lutte contre ce problème de santé publique. 

Selon le CAPM, chaque année, ce sont près de 170 personnes qui meurent de différentes intoxications, dont 50 par piqûres de scorpions et 8 par serpents. 70% des attaques surviennent dans le domicile des victimes, précise la même source.