ALGÉRIE
17/09/2019 10h:29 CET

Lancement du 6ème recensement de la population en 2020

RYAD KRAMDI via Getty Images
Women draped in Algerian national flags ascend a staircase along a street as protesters take part in a demonstration against the ruling class in Algeria's capital Algiers on August 23, 2019, for the 27th consecutive Friday and marking six months since the movement began. (Photo by RYAD KRAMDI / AFP) (Photo credit should read RYAD KRAMDI/AFP/Getty Images)

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Salah Eddine Dahmoune a affirmé, lundi à Alger, que le 6ème recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), prévue en 2020, constituera “un outil stratégique pour l’élaboration des politiques publiques futures”, et ce dans l’objectif d’“améliorer les conditions de vie du citoyen, en définissant les lacunes et les besoins”.

Présidant la 1ère réunion de la commission nationale de recensement général de la population et de l’habitat, en présence du ministre des Finances, Mohamed Loukal et des secrétaires généraux de plusieurs départements ministériels, M.
Dahmoune, également président de ladite commission, a fait savoir que l’opération de recensement se veut “un outil stratégique pour l’élaboration des politiques publiques futures”, visant à “changer et améliorer les conditions de vie du citoyen notamment sociales, en définissant les lacunes et les besoins”.

Il a souligné, dans ce sens, l’importance majeure de cette opération qui est à même de fournir “des informations précises et diverses sur lesquelles se baseront les autorités publiques pour procéder à l’évaluation de la politique de développement”.

“Tous les départements ministériels sont concernés et tenus d’identifier les besoins des citoyens” afin de “les inscrire au sein de la politique nationale adoptée à court et long termes”, a-t-il affirmé.

Après avoir indiqué que ce recensement, prévu initialement en 2018, puis reporté jusqu’en 2020, M. Dahmoune a relevé que “les défis induits par la conjoncture actuelle ne sont pas la résultante des évolutions marquant notre société”, soulignant que “le principal objectif” de cette opération est de “fournir des données exactes sur les indicateurs d’une croissance économique reelle et de mesurer ses répercussions sur l’environnement, en se focalisant sur l’exploitation des technologies modernes et les domaines de leur utilisation”.

Ces indicateurs sont à même de réaliser “un nouveau développement”, a-t-il dit, ajoutant que le citoyen trouvera dans les plans de développement socioéconomique “la réponse à ses besoins et souhaits”.

Le recensement qui permettra aux autorités publiques de connaître le nombre “exact” de la population et des agglomérations ainsi que leur répartition géographique, constitue un élément essentiel pour l’élaboration des plans de développement futurs”, a-t-il poursuivi.

Il a souligné, en outre, l’importance d’assurer “un suivi minutieux” de toutes les questions inhérentes au recensement et de proposer les dispositions favorables à son aboutissement, en veillant à garantir les moyens financiers, matériels et humains nécessaires à sa préparation, à son exécution et à l’exploitation de ses résultats.

A cette occasion, M. Dahmoune a indiqué que “ses services ministériels ont procédé, en coordination avec les autorités locales et l’Office national des statistiques (ONS), au suivi des préparatifs de ladite opération, en donnant des instructions aux walis pour la relance des commissions communales et de wilaya, et la désignation d’un délégué communal et d’un ingénieur de wilaya chargé du recensement, outre la préparation d’une session de formation au profit des délégués communaux”.

Le ministre a exhorté les membres de ladite commission qui regroupe 14 secteurs ministériels, à engager “une réflexion” sur la modernisation de l’opération, à travers l’utilisation des nouvelles technologies, et l’exploitation de la base de données disponible au niveau de tous les secteurs, notamment la Santé, l’Enseignement et le Travail, afin que “le recensement, organisé actuellement tous les 10 ans, soit une opération réalisable en temps réel à chaque fois qu’il est nécessaire”.

Le ministre des Finances a souligné pour sa part, que le recensement est “un outil visant à faciliter la prise de décisions pour les autorités publiques dans tous les domaines”, en ce sens où ses résultats fournissent “toutes les informations nécessaires”.

“Le Gouvernement œuvre à réunir “les meilleures conditions” et les moyens nécessaires pour le bon déroulement de cette opération, a-t-il conclu.