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01/05/2018 12h:12 CET | Actualisé 01/05/2018 12h:12 CET

L’Algérie importe 4 milliards de litres de lait !

Avec ses 39,2 millions d’habitants en 2014 et pour un ratio de consommation variant entre 92 et 97 litres/ha par an, l’Algérie avait importé pour 1,72 milliards de dollars de poudre, l’équivaut de 3,5 milliards de litres de lait.

Fait gravissime, énormissime comme insolite, les quantités importées en 2014 relatives au lait (SMP, Skimmed Milk Powder), avait avoisiné les 344.000 tonnes de poudre. La conversion selon le site de calcul Medaillon Milk, nous livre 3,440,000,000 de litres de lait à raison de 1kg de poudre pour 10 litres de lait.

On peut toujours imaginer la corrélation tricherie-corruption de la galaxie des intervenants post-importation quoi ! Ceux qui mordent sur ce groupe public acheteur. Le paradoxe est que la consommation des Algériens en 2014, avec marge d’erreur statistique de 5%, nous donnait 3,600 milliards de litres.

La conclusion est que le pays ne produit pas de lait dans la mesure un petit recul en arrière nous permet de découvrir toute la dilapidation des deniers publics lesquels furent virés ailleurs … plutôt qu’orientés vers le créneau du lait.

Il faut encore chercher des explications à cette tendance haussière d’importation partie de 313 millions de dollars en 1999 pour doubler en 2004 à 696 millions et tripler en 2007 à 943 millions de dollars pour en fin se loger à l’inimaginable score de 1,31 milliards de dollars en 2011.

Le chiffre de 2014 qui explosa après le trop salé de 2011 nous laissa perplexes . Il charriait à lui seul, la facture ébouriffante de 1,72 milliards d’importation de poudre.

Feuille d’inflation de la Reserve Bank de la Nouvelle Zélande oblige: Le topo sur-pèse le montant de 1999 autrement en 2014, et pour des impératifs de bonne actuariat, on peut considérer qu’une somme de 313 millions en 1999, revint, en équivalence, à 414 millions de dollars en 2014 .

Le résultat est bizarrement illogique, puisque de 414 millions de dollars soustraits de 1 milliards 720 millions, le “Quésaco” se fige : Comment se faisait-il qu’on importait du lait en 2014 pour 1 milliard 306 millions de plus, alors que la population n’avait augmenté que de 8 millions d’habitants.

Si nous avons pris 2014 comme matrice intermédiaire c’est pour bien mesurer l’ampleur de la défaillance surtout à lecture des estimations fournies par le ministère de l’agriculture américain. Ainsi, l’Algérie se trouve typiquement cataloguée juste derrière la chine, en matière d’importation de poudre de lait.

La population chinoise, faut-il le signaler, a juste besoin d’importer moins du double de ce que stipendie l’Algérie pour, bien entendu dans le but de combler son manque, soit 6 milliards de litres, alors que la démographie dans ce pays de l’Asie n’est la pas le double, mais 35 fois supérieure au nombre d’habitants de chez nous.

Or, les sommes de 960 millions de dollars de 2017 (minimum), viennent encore dénuder un laïus identique à celui de 2014. A cette année là, les marchés du la poudre nous renseignaient sur les fourchettes allemandes, américaines et néo-zélandaises, celles-ci variaient entre un prix de 3500 euros à 3650 euros la tonne métrique.

Cependant, les formules comme les équations ne furent pas les mêmes en 2017. Les prix avaient chuté vers 2193 euros particulièrement pour le produit Allemand Magermilchpulver Extra et juste un peu plus à 2172 euros pour le SMP de la nouvelle Zélande.

Ici, la référence néo-zélandaise est prise pour compter en “tikharbichine” algérien car, c’est de ce pays qu’on importe 47% de nos besoins ,en concentré.

Une partie importante de nos importations vient aussi de France à hauteur de 16% et 11% de l’Argentine. Le reste est partagé entre: l’Uruguay, l’Allemagne- la Pologne, la Belgique, la Hollande et l’Irlande.

N’oublions pas que de toutes petites quantités de 0,5 a 1% viennent de la Malaisie, les USA, l’Espagne et la Suisse.

En conclusion, un bref résumé relatif à la facture de 2017 (portée à son minimum) de 960 millions de dollars soit 800 millions d’Euros, fait ressortir une quantité achetée de presque de 400.000 tonnes de poudre, soit 4 milliards de litres de lait épandues dans le marché. En tout compte fait, à combien se toise la portion resquillée par escobarderie ?

Et ... c’est à vous de décrire ce théâtre farci étourdissements, sachant bien que les chiffres du ministère de l’agriculture Algérien nous happent par un tourbillon lorsqu’ils évoquaient un pic global de consommation en 2017, de l’ordre de 4,5 milliards de litres de lait.

L’interrogation qui triture les méninges parait légitime donc : Est-ce qu’on produit uniquement 12 % du lait que nous buvons ? Si c’est non, qui dit mieux en étayant dans le “ce n’est pas vrai” ?