MAROC
24/12/2018 18h:25 CET

Abdelouafi Laftit annonce l'arrestation de 17 personnes en lien avec les meurtres d'Imlil

Le ministre de l'Intérieur a assimilé ce type d’acte à “la trahison de la patrie”.

Getty Editorial

PARLEMENT - Rétrospective d’un double meurtre pas comme les autres. A la demande des députés, ce lundi 24 décembre lors de la séance des questions orales de la Chambre des représentants, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a fait le point sur les meurtres des deux touristes scandinaves survenus le dimanche dernier à Imlil. Le ministre a insisté tout particulièrement sur l’aspect du meurtre et la veille sécuritaire qu’exige le risque terroriste pouvant survenir à tout moment.

Abdelouafi Laftit a précisé que 17 personnes ayant un lien avec ce crime ont été interpellées. Dressant une rétrospective des faits, il a rappelé que l’assassinat des deux jeunes filles s’est déroulé le dimanche 16 décembre et que les corps ont été découvert le lendemain, l’un dans une tente et l’autre à proximité. “Une cellule a été créée à l’annexe administrative à Asni (El Haouz)”, a-t-il indiqué précisant que les deux victimes étaient venues au Maroc via l’aéroport Massira d’Agadir le 8 décembre. “Immédiatement après la découverte, le parcours des touristes sur place a été dévié et le périmètre sécurisé pour le passer au peigne fin”, a-t-il ajouté. Et de souligner que la barbarie de ce meurtre avait, dès le départ, amené l’investigation, confiée au Bureau Central des Investigations Judiciaires (BCJI), à privilégier la piste terroriste.

Parlant d’une “forte conviction” quant à l’aspect “extrémiste” du crime, le ministre a rappelé que le premier suspect a été interpellé “dès les premières heures suivant le crime, le mardi”, tandis que les trois autres ont fait l’objet d’avis de recherche, avec diffusion à grande échelle de leurs photos. “Ils ont été arrêtés le jeudi 20 décembre à la gare routière de Bab Doukkala à Marrakech”, a-t-il rappelé, estimant que le Maroc a réussi ”à désamorcer un projet terroriste”. 

Estimant que la veille sécuritaire a porté ses fruits, le ministre de l’Intérieur a salué les différents services qui ont contribué à cette enquête. Il a aussi tenu à souligner que le risque terroriste n’a pas de lien avec la situation sociale des personnes enrôlées, assimilant ce type d’acte à “la trahison de la patrie”. Il a également mis en garde contre l’utilisation des réseaux sociaux, Internet et smartphones dans l’endoctrinement des jeunes et appelle à une veille continue contre l’obscurantisme.