17/07/2019 17h:32 CET | Actualisé 17/07/2019 17h:32 CET

L'AFD accorde un prêt de 51 millions d'euros pour améliorer l'accès à l'eau potable dans le nord du Maroc

Un partenariat a été conclu avec l'ONEE pour généraliser et sécuriser l'accès à l'eau potable dans plusieurs provinces du nord.

SOPHIE-CARON VIA GETTY IMAGES

ÉCONOMIE - Un prêt de 50 millions d’euros et une subvention d’un million d’euros ont été accordés au Maroc suite à une convention signée par l’Agence française de développement (AFD) et l’Office national de l’électricité et de l’eau (ONEE), ce mercredi à Rabat, pour assainir et sécuriser l’accès à l’eau potable dans le nord du pays. 

Avec ce nouvel accord, qui complète celui déjà signé par les deux institutions en décembre 2018, d’un montant de 50 millions d’euros, l’AFD porte sa participation au financement du projet à 101 millions d’euros, sur un coût total estimé de 115 millions d’euros, précise l’agence française dans un communiqué. La subvention d’un million d’euros octroyée par l’AFD servira à la réalisation des études et des actions de renforcement de capacité, souligne-t-elle.

Ce partenariat entre l’AFD et l’ONEE devrait permettre de généraliser et sécuriser l’accès à l’eau potable des habitants des provinces d’Al Hoceima, Driouch, Nador et Taounate, dans le milieu rural et urbain. Le projet contribuera notamment à la réduction des inégalités d’accès aux services publics en renforçant la résilience du territoire face au changement climatique, tout en améliorant la qualité du service d’eau potable, indique le communiqué.

Selon l’AFD, il est prévu de mobiliser des ressources superficielles pérennes, en l’occurrence des barrages de Bouhouda et d’Asfalou (province de Taounate), afin de faire face au tarissement accru des ressources souterraines et à la réduction importante des précipitations au cours des prochaines décennies.

Pour le directeur de l’AFD au Maroc, Mihoub Mezouaghi, “ce projet contribue à l’atteinte de l’Objectif de développement durable 6 (ODD-6): un impact positif est attendu tant sur le plan sanitaire que sur le plan du développement économique et social de la zone”.

Il relève qu’avec ce projet, le temps d’approvisionnement en eau sera réduit et la qualité de la ressource améliorée. “Il s’agit également de concourir à la préservation de la ressource en eau via la réduction des fuites, l’amélioration du rendement du réseau et la mobilisation de ressources pérennes”, a-t-il dit dans des déclarations reprises par le communiqué.