ALGÉRIE
13/09/2018 14h:53 CET | Actualisé 13/09/2018 16h:18 CET

"L’accord des parents n’est pas requis pour l’inscription des élèves en classe de tamazight" (ministère)

Le ministère de l’Education a rappelé que la circulaire n°631-2004 était toujours en vigueur. Signée en 2004, elle prie les directeurs d’établissements scolaires de cesser d’exiger des parents d’élèves leur « autorisation pour l’inscription de leurs enfants en classes de tamazight » sous prétexte qu’il s’agit d’une « matière facultative ». Elle précise : « Il est du devoir de tous d’encourager les élèves, « qu’il soit amazighophones ou non, à apprendre leur langue nationale ».

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Les parents d’élèves ne sont tenus de signer aucun formulaire pour l’inscription de leurs enfants en cours de tamazight. C’est ce qu’a indiqué hier, dans un communiqué, le ministère de l’Education nationale qualifiant d’ « initiative individuelle » celle prise par un directeur d’établissement scolaire de M’chounèche, village berbérophone de la wilaya de Biskra, qui a exigé des parents d’élèves de signer un document autorisant leurs enfants ou non à apprendre cette langue.

Dans ce communiqué, diffusé sur sa page Facebook, le ministère de l’Education nationale a souligné que la circulaire ministérielle n°631-2004 du 20 novembre 2004 régissant l’enseignement de la langue amazighe dans les établissements sous sa tutelle était toujours en vigueur.

 

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Les directeurs priés de se conformer à la réglementation

 

Cette circulaire prie justement les directeurs d’établissements scolaires de cesser d’exiger des parents d’élèves « leur autorisation pour l’inscription de leurs enfants en classes de tamazight » sous prétexte qu’il s’agit d’une « matière facultative ». Elle ajoute : « Il est du devoir de tous d’encourager nos élèves, qu’il soit amazighophones ou non, à apprendre leur langue nationale ».

Pour rappel, des informations de presse avaient fait état de la diffusion par la direction d’un collège d’enseignement moyen (CEM) de M’chounèche, le CEM Mohamed Othmani, d’un document sur lequel les parents d’élèves devaient indiquer s’ils étaient d’accord ou non pour que leur enfant suive des cours de langue amazighe.

 

Un effectif de 3.057 enseignants de tamazight en 2018-2019

 

Introduite dans les établissements scolaires en 1996-1996 suite à une grève des élèves et des enseignants en Kabylie qui avait duré un an entier, le tamazight a été élevé au rang de langue nationale en 2002, à la faveur d’un amendement de la Constitution. A la faveur d’un autre amendement constitutionnel, il a été reconnu en 2016, en tant que langue officielle, aux côtés de l’arabe.

Entre 1995 et 2018, a déclaré hier à l’agence Algérie Presse Service (APS) le secrétaire général du Haut commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, le nombre d’enseignants de tamazight à travers le territoire national est passé de 233 à 2.757. De nouveaux postes budgétaires, au nombre de 300, a-t-il ajouté, seront ouverts en 2018-2019, ce qui portera le nombre d’enseignants de cette langue à 3.057 enseignants.