ALGÉRIE
23/12/2018 09h:20 CET | Actualisé 23/12/2018 09h:21 CET

La Wilaya d'Alger réagit à la controverse autour de Jean Nouvel

Huffpost MG

La wilaya d’Alger a répondu à la controverse autour de la désignation de l’architecte français Jean Nouvel à la tête du projet de “revitalisation” de la Casbah. Dans un communiqué de presse rendu public samedi 22 décembre 2018, les services  a livré des précisions à propos des la convention tripartite signée avec le Conseil régional d’Ile-de-France et les Ateliers “Jean Nouvel”.

La désignation de l’architecte français à la tête d’un projet de rénovation de la Casbah a suscité la colère, tant chez les architectes, qui se sont “indignés” que chez les citoyens, historiens et journalistes. 

Plus de 400 personnes, algériennes et françaises, ont d’ailleurs écrit la semaine passée une lettre ouverte à Jean Nouvel, lui demandant de se retirer du projet. 

Dans un communiqué, les services de la wilaya d’Alger ont tenu à apporter davantage de précisions. Ils ont expliqué que cette convention tripartie “portera uniquement sur la revitalisation de la Casbah d’Alger”, sans donner plus de détails sur ce processus.

Tout en précisant que “tous les frais liés aux prestations de M. Jean Nouvel seront pris en charge totalement par le Conseil régional d’Ile-de-France”, la wilaya d’Alger a rappelé que la  même convention entre dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de coopération décentralisée qui relie la wilaya d’Alger et la région de l’Ile de France.

“Le rôle de cet architecte de renommée internationale sera d’accompagner la wilaya d’Alger et de lui fournir des idées et des conseils en matière de la revitalisation de la Casbah d’Alger, classée patrimoine mondial par l’UNESCO en mois de décembre 1992”, a souligné la Wilaya.

“M. Jean Nouvel sera également l’architecte conseiller de la wilaya d’Alger auquel sera confié l’harmonisation des travaux d’aménagement de la Baie d’Alger qui s’étale de la grande mosquée jusqu’à la Basse Casbah”, a ajouté le même communiqué.

La même source a également répondu aux critiques lui reprochant de ne pas avoir fait appel à des architectes locaux, faisant savoir que “les travaux de restauration de la Casbah d’Alger, lancés par la wilaya d’Alger fin 2016, sont menés par des compétences algérienne à travers 14 bureaux d’études et 17 entreprises mobilisant plus de 200 universitaires entre architectes, techniciens supérieurs et main-d’œuvre 100% algérienne de plus de 1200 ouvriers qualifiés”.

La wilaya a rappelé que plusieurs infrastructures sont en cours de restauration. “Il s’agit, entre autres, du palais du Dey, du palais des beys, de la mosquée El-Barani et ses dépendances, de dix fontaines du mausolée Sidi Abderahmane, du TNA, de 34 bâtisses de typologie traditionnelle ainsi que la remise en état de rues et ruelles de la Casbah”.

Le coût de de l’opération de la mise en œuvre du plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de la Casbah est de 26 milliards de dinars (24 milliards de da sur le budget de l’Etat et 2 milliards de da sur le budget de wilaya), a fait savoir la wilaya d’Alger.