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04/07/2018 09h:09 CET | Actualisé 04/07/2018 09h:09 CET

La Tunisie et le passage à vide

Deux partis font joujou avec le pays

Thierry Monasse via Getty Images

Un gouvernement sans gouvernement où les rixes et les déconvenues se payent au quotidien.

Un président plus absent que présent donnant peu de répondant et beaucoup de désaveux.

Des ministres sans collier plus véreux qu’honorables perdant leurs missions entre pénurie et manque, marché parallèle et contrebandes.

Deux partis font joujou avec le pays. Ils remuent d’un claquement de doigts députés,ministres, juges et notables. Ils classent et déclassent au gré de leurs humeurs, toute humeur confondue. Ils rognent dans le pays chaque jour un peu plus.

Santé à la baisse, retraites détroussées et chute libre d’un dinar des plus déplumés.

Échanges de bons procédés et dessous de table font raz-de-marée, du parlement au comité de quartier outrepassant toutes les autorités.

Institutions à la gabegie, de la rafle des bagagistes jusqu’au dernier des receleurs sans oublier la fonte de nos acquis.

Compromission et compromis. Alliance et mésalliance en non-stop jusqu’à la vente aux enchères de ce pays aux abois entre faux et impurs. Péninsule arabe et Turquie se lèchent les babines tant le gain est gros et la proie facile. 

Même notre équipe nationale s’y est alliée. Manque de confiance en soi, mauvais jeu et non professionnalisme.Tels des novices désespérés, joueurs et entraîneurs ont collectionné échec et mat. Insanes sainteté et faux esprits, ils se sont donnés en spectacle pour palier au génie. Ils ont balayé d’un coup jusqu’au dernière bonheur populaire: le foot.

Une nation en mauvaise passe à la vieillesse usée et abusée. 

Une jeunesse en cale sèche, aux mauvaises colères et aux rêves volés boudent toute politique laissant libre place aux aigles et aux chiens.

Des gueux, des beaux et des pas beaux avec ou sans Nicolas mais surtout des vendus et des traîtres qui vendraient leurs propres mères pour quelques miettes.

Pays sous courants dangereux, aux frontières passoires et aux moeurs douteuses.

Et pour finir, la dernière cerise sur le gâteau hier matin, l’élection de la maire qui n’aime pas les mères ou de cet autre -également- élu au minable accoutrement. Tous deux semblent penser et éructer le nauséabond plus qu’aucun amour pour le pays et le citoyen de second degré.

Il ne nous reste plus que Facebook pour pleurer.

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