TUNISIE
08/06/2019 00h:30 CET | Actualisé 08/06/2019 00h:30 CET

La Tunisie au Conseil de sécurité: Le jour où la Tunisie défia Israël

Un des moments marquants de la diplomatie tunisienne au Conseil de sécurité de l'ONU en 1985.

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L’actuel président de la République tunisienne est un fin diplomate.

Chargé de définir la politique étrangère de la Tunisie, selon la Constitution tunisienne, il est l’un des personnages clés dans l’élection de la Tunisie au Conseil de Sécurité de l’ONU à partir du 1er janvier 2020, pour la 4ème fois de son histoire.

Mais, bien avant son élection à la tête de l’État tunisien, Béji Caid Essebsi avait été pendant plus de 5 ans, ministre des Affaires étrangères sous les gouvernements Mzali et Sfar entre 1981 et 1985.

En cette période trouble, un évènement majeur impactant l’histoire de la Tunisie mais aussi celui de la région, mettra Béji Caid Essebsi sous les feux des projecteurs au Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Quand Israël bombardait Hammam Chott

Le 1er octobre 1985 au matin, plusieurs avions de chasse israéliens, accompagnés de deux Boeings 707 chargés du ravitaillement, décollent d’une base aérienne en Israël.

Quelques heures et plus de 3.000 kilomètres plus tard, les appareils pénètrent dans l’espace aérien tunisien sans rencontrer de résistance. Ils procèdent directement à leur mission, baptisée “Opération jambe de bois”: le bombardement du quartier général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), situé à Hammam Chott depuis son déplacement du Liban en 1982 suite à l’invasion israélienne.

Les pertes sont cependant de taille: 68 morts, 50 palestiniens et 18 tunisiens, dont de nombreux civils, et plus d’une centaine de blessés et plusieurs millions de dinars de dégâts matériels (estimés 5.432.125 dinars tunisiens). 

La Tunisie saisit le Conseil de sécurité le 1er octobre 1985 et porte plaine contre Israël, ”à la suite de l’acte d’agression commis par ce dernier contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Tunisie”.

L’un des principaux enjeux, suite à l’attaque, était la position des Etats-Unis, allié fidèle de la Tunisie dans sa lutte pour l’indépendance. Habib Bourguiba, qui avait toujours œuvré pour un rapprochement avec la superpuissance américaine, se sentit trahi par son allié, qu’il soupçonnait d’avoir été mis dans la confidence de l’attaque et de l’avoir approuvée.

La première réaction de l’administration Reagan fut de qualifier l’agression israélienne de “réponse légitime au terrorisme”. Habib Bourguiba fit alors part de sa “grande stupéfaction” puis convoqua l’ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie pour le menacer d’une rupture des relations diplomatiques entre les deux pays si Washington opposait son veto à la résolution des Nations unies sur l’attaque.

La résolution du 04 octobre 1985

Réuni suite à cette plainte de la Tunisie, le Conseil de sécurité de l’époque est alors composé des cinq membres permanents, à savoir, les États-Unis, la Chine, la France, l’URSS et le Royaume-Uni, et 10 membres non-permanents à savoir, le Burkina-Faso, l’Australie, Trinité-et-Tobago, l’Égypte, Madagascar, l’Inde, la Thaïlande, le Pérou, le Danemark et l’Ukraine.

La Tunisie ne siégeait donc pas au Conseil de sécurité, tout comme Israël, mais les deux pays ont été invités afin de défendre leurs intérêts dans cette affaire. Après trois séances haletantes, les 2 et 3 octobre, la séance finale du 04 octobre qui dura 04h25, mit au prise notamment les deux représentants de leurs pays respectifs: Béji Caid Essebsi, ministre tunisien des Affaires étrangères et Benyamin Netanyahu, alors représentant permanent d’Israël auprès de l’ONU, au sujet d’une résolution présentée alors devant le Conseil par le Burkina Faso, l’Égypte, l’Inde, Madagascar, le Pérou, et Trinité-et-Tobago.

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Après plusieurs interventions des membres du Conseil de Sécurité, Béij Caid Essebsi a été invité à prendre la parole.

L’intervention de Béji Caid Essebsi, avant le passage au vote: 

À la fin de la quatrième séance de ce débat très encourageant, au cours duquel de nombreux représentants se sont exprimés, en plus de ceux qui siègent au Conseil, je tiens à vous remercier, Monsieur le Président, ainsi que vos collègues de m’avoir de nouveau permis de parler.

Ma première préoccupation est de transmettre à tous les orateurs la gratitude sincère de mon pays ainsi que ses chaleureuses félicitations. La Tunisie est fière d’avoir rencontré ici une solidarité aussi grande de la part des pays frères et amis, solidarité issue de sa politique de paix, d’amitié et de coopération qu’elle n’a cessé de suivre depuis son indépendance et qu’elle poursuit avec le majorité des nations. La Tunisie est également fière d’avoir en quelque sorte donné à la communauté internationale l’occasion d’entendre la voix de la légalité et de la moralité, la voix des principes supérieurs du droit et de la justice. La Charte a confié au Conseil de sécurité la tâche noble et redoutable d’être le gardien vigilant de ces principes.

En tant que représentant de la Tunisie, ai-je besoin de passer en revue les faits évidents qui ont caractérisé l’agression dont mon pays a été la victime innocente, ou, surtout, de passer en revue les fausses allégations, qui visent clairement à déformer les des faits à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du Conseil - dans le but, quoique non énoncé, de duper l’opinion internationale et de légitimer un acte criminel que rien ne pourrait jamais justifier? Je pense que la communauté internationale dans son ensemble a déjà rendu un jugement sur ces allégations par le biais des déclarations faites par leurs représentants ces deux derniers jours.

Cependant, je souhaite dire ceci à ceux qui ont encore des doutes ou qui semblent prendre une position désespérément partisane.

Premièrement, ce n’est pas le quartier général de l’Organisation de libération de la Palestine qui a été attaqué par un avion israélien à Hammam-Chott, près de Tunis, mais une zone urbaine clairement définie, où vivent de nombreuses familles tunisiennes et où un petit nombre de civils palestiniens a trouvé refuge après leur terrible épreuve lors de l’agression israélienne contre le Liban. Nous savons aujourd’hui que 68 civils ont été tués et plus de 100 blessés. Pour une fois, les services de renseignements israéliens bien connus se sont révélés moins intelligents. Quant à la soi-disant Force 17, à qui on a reproché l’attaque de Larnaca, son quartier général était situé ailleurs et non sur le territoire de mon pays. Cela a été admis par les responsables israéliens eux-mêmes - et j’exprime ma gratitude au représentant de l’Égypte d’avoir donné au Conseil de sécurité la référence aux textes écrits de la délégation israélienne elle-même, ce qui le rend parfaitement clair.

Deuxièmement, les dirigeants palestiniens ont effectivement bénéficié de l’hospitalité tunisienne. Tout le monde est bien conscient de cela. Je dirais même que personne ne s’y est opposé, bien au contraire. J’espère m’être fait comprendre parfaitement. Mais j’ajouterais que nous parlons ici de leadership politique, de représentation légitime du peuple palestinien, de ce véritable interlocuteur avec lequel des discussions doivent avoir lieu si la volonté réelle de parvenir à un règlement viable au Moyen-Orient existe. Néanmoins, la Tunisie n’est pas devenue une base militaire et, a fortiori, n’est pas devenue une base terroriste. Aucun acte de terrorisme n’a été commis depuis le territoire tunisien. Aucun Tunisien n’a été impliqué dans un tel acte.

Troisièmement, il est pour le moins erroné d’attacher à un article de la Charte un sens diamétralement opposé au sens qu’il a sans aucun doute. En fait, l’article 51 confère à un Membre de l’Organisation des Nations Unies le droit inhérent à la légitime défense dans le cas précis où une “attaque armée” a eu lieu à son encontre. Quel type d’attaque armée est impliqué ici? Est-ce une attaque armée tunisienne contre Israël? Il est clair que, compte tenu du rapport de force actuel, cela est totalement exclu. Mais nous parlons bien d’une attaque armée - une attaque armée israélienne, officiellement revendiquée par le gouvernement israélien, pour laquelle la Tunisie n’a malheureusement aujourd’hui pas d’autre moyen de représailles que celui dans le cadre du droit de légitime défense que lui confère la Charte.

Dans ces conditions, il incombe à l’Organisation des Nations Unies de garantir à la Tunisie ce droit de légitime défense - et non par la méthode d’attaques lâches pour lesquelles l’armée israélienne a acquis une mauvaise réputation, semant la mort parmi des innocents et détruisant des maisons; mais plutôt par une action vigoureuse dictée par la légalité internationale et conforme à la moralité internationale. Cela doit se faire par une ferme condamnation de l’emploi illégitime et injustifié de la force, par une affirmation claire et non équivoque de la ferme volonté de la communauté internationale d’empêcher et d’éviter la répétition d’actes terroristes commis par un État Membre de l’Organisation des Nations Unies contre un autre État membre des Nations Unies, en violation de son intégrité territoriale et de sa souveraineté. Enfin, il faut le faire en prévoyant des réparations justes pour les dommages causés par le crime odieux.

Ce qui est en jeu, c’est l’autorité de ce Conseil, gardien de la paix et de la sécurité internationales. Ce qui est en jeu, c’est avant tout la crédibilité de ses membres, en particulier de ceux qui ont supporté le très lourd fardeau que leur imposent leur pouvoir et leurs responsabilités mondiales.

Le peuple tunisien, blessé à la fois physiquement et moralement, a unanimement condamné cet acte criminel et exprimé son dégoût devant l’impunité dont jouissaient ses auteurs. Cette unanimité remarquable est particulièrement manifeste dans la position sans équivoque de la communauté juive, qui fait partie intégrante de la communauté nationale. Le peuple tunisien ne pourra pas comprendre si l’acte criminel dont des dizaines de fils et filles sont des victimes innocentes reste impuni, si ses auteurs ne sont pas soumis aux sanctions qui devraient légalement être imposées à cause de leur crime. Ils ne comprendront pas si, au prix de nombreuses vies humaines et de dommages militaires considérables, ils devaient payer pour l’échec d’une politique aveugle qui, pour détourner l’attention du monde des violations flagrantes du droit international et du droit des peuples à l’autodétermination, frappe au hasard où bon lui semble. Ils le comprendront encore moins s’ils se trouvent sérieusement et injustement punis pour avoir pris des mesures en faveur de la cause de la paix à un stade crucial et avec les encouragements de leurs amis.

Voulant disposer de la puissance militaire, mon pays a toujours cru que sa force provenait de la force des principes de droit et de justice que les puissants de ce monde sont censés défendre. Nous nous risquons à le croire encore et aimerions pouvoir le croire pour toujours.

À ce stade tardif de la discussion du Conseil, j’estime que la question à l’étude a été bien définie. Les opinions de toutes les parties ont été exprimées et nous attendons calmement la décision du Conseil. Nous espérons que cela sera à la mesure des responsabilités du Conseil en vertu de la Charte.

Exerçant son droit de réponse à l’argumentaire de Béji Caid Essebsi, le représentant d’Israël, Benyamin Netanyahu affirma que la Tunisie était au courant des “activités terroristes” de la “base arrière de l’OLP” à Hammam-Chott. “Un pays ne peut prétendre à la protection de la souveraineté lorsqu’il offre sciemment une partie de son territoire à des activités terroristes contre d’autres nations, et c’est précisément ce qui s’est passé ici” a-t-il affirmé.

The Washington Post via Getty Images
Benyamin Netanyahu, ambassadeur d'Israël auprès des Nations-Unies. Photo de 1984 en marge d'une interview accordée à média américain.

 

“L’adoption de ce projet de résolution constituerait une victoire et un nouveau gain pernicieux pour le terrorisme, car elle permettrait lui permettrait ainsi qu’à l’intimidation politique de commander les délibérations de ce Conseil. Ce serait en effet un tournant - je dirais plus qu’un tournant: un profond recul - dans la guerre contre le terrorisme: la propagation de la notion que la victime ne peut pas se défendre et que le terroriste mérite un refuge.

De nombreux pays qui ont soutenu ce projet de résolution pour avoir recours à une vision à court terme en subiront les conséquences inévitables, et je crains que ce ne soit pour bientôt. Mais je peux assurer aux membres du Conseil qu’en Israël, nous ne l’accepterons jamais” a-t-il conclu.

Après l’intervention d’autres pays (Syrie, Algérie, Iran, Nigéria...) et l’OLP, invités à s’exprimer sur le sujet, le président du Conseil, qui n’était autre que le représentant des États-Unis, qui vit son pays accusé d’être au courant de l’attaque par plusieurs autres pays dû se résoudre à “démentir ces fausses allégations” avant de passer au vote.

Bien que largement remaniée, la résolution onusienne du 4 octobre 1985 est adoptée avec 14 voix pour et une abstention, celle des États-Unis, et condamne l’attaque israélienne sur le territoire tunisien comme une violation flagrante de la Charte des Nations unies et accorde à la Tunisie le droit de demander des réparations.

 

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Vernon Walters, ambassadeur des États-Unis à l'ONU de 1985 à 1989.

 

Le représentant des États-Unis déclarera à l’issue du vote être un jour “triste” pour les États-Unis “suite au raid d’un ami proche sur le territoire d’un autre”. “Nous déplorons ces actes de violence, quel que soit leur lieu d’origine. Nous avons présenté au gouvernement tunisien nos sincères condoléances pour le décès de ses citoyens. Nous exprimons notre sympathie au peuple tunisien pour les pertes graves, ainsi qu’à toutes les victimes innocentes d’actes de terrorisme et à la réaction qu’ils provoquent inévitablement.
En dépit de notre profonde et durable amitié pour le gouvernement et le peuple tunisiens, mon gouvernement ne pouvait appuyer le projet de résolution, faisant porter de manière disproportionnée tout le blâme de ce dernier cycle de la spirale montante de la violence au Moyen-Orient sur une seule épaule, sans pour autant la mise en cause des responsables des actes terroristes qui l’ont provoquée”.

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Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Béji Caid Essebsi écoutant l'argumentaire du représentant israélien Benyamin Netanyahu.

 

De son côté Béji Caid Essebsi affirmera devant le Conseil après le vote: “J’ai dit plus tôt que mon pays voudrait continuer à croire en la victoire des principes de droit et de justice sur l’utilisation illégitime et injustifiée de la force. Je suis heureux que, par leur vote, les membres du Conseil nous aient donné un espoir. La Tunisie exprime ses sincères remerciements. Il félicite le Conseil de s’être acquitté de sa noble tâche, à la réalisation de laquelle tous les peuples épris de paix - c’est-à-dire, j’en suis sûr, tous les peuples du monde - se tiennent à ses côtés.

La Tunisie estime avoir pleinement exercé son droit de légitime défense contre l’agresseur qui a violé notre souveraineté et notre intégrité territoriale. Ceux qui sont morts, qui seront très bientôt emmenés dans leur dernier lieu de repos, pourront y reposer en paix.

Je réitère ma profonde gratitude à tous les membres du Conseil et à tous ceux qui sont venus ici pour exprimer la solidarité active de leur pays et son soutien sans réserve à notre juste cause, celle du droit et de la justice.

La Tunisie a promis une nouvelle fois au Conseil de n’épargner aucun effort pour assurer le triomphe de la paix et de poursuivre sur la voie de l’amitié et de la compréhension”.

Voici le texte de la Résolution 573 du 04 octobre 1985:

Le Conseil de sécurité 

Ayant examiné la lettre en date du 1er octobre 1985, par laquelle la Tunisie a porté plainte contre Israël à la suite de l’acte d’agression commis par ce dernier contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Tunisie 

Ayant entendu la déclaration du ministre des Affaires étrangères de la Tunisie,

Ayant noté avec préoccupation que l’attaque israélienne a causé de nombreuses pertes en vies humaines et des dégâts matériels considérables.

Considérant que, aux termes du paragraphe 4 de l’article 2 de la Charte des Nations Unies, les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit d’agir de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies,

Gravement préoccupé par la menace à la paix et à la sécurité dans la région méditerranéenne causée par l’attaque aérienne perpétrée le 1er octobre 1985 par Israël dans la zone d’Hammam Plage, dans la banlieue sud de Tunis,

Appelant l’attention sur les graves conséquences que l’agression menée par Israël et tous les actes contraires à la Charte ne peuvent manquer d’engendrer pour toute initiative ayant pour objectif l’instauration d’une paix d’ensemble juste et durable au Moyen-Orient,

Considérant que le gouvernement israélien a revendiqué la responsabilité de l’attaque dès que celle-ci s’est produite,

· Condamne énergiquement l’acte d’agression armée perpétrée par Israël contre le territoire tunisien, en violation flagrante de la Charte des Nations Unies et du droit et des normes de conduite internationaux ;

·
Exige qu’Israël s’abstienne de perpétrer de tels actes d’agression ou de menacer de le faire ;

· Demande instamment aux Etats Membres de prendre des mesures pour dissuader Israël de recourir à de tels actes contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les Etats ;

· Estime que la Tunisie a droit à des réparations appropriées comme suite aux pertes en vies humaines et aux dégâts matériels dont elle a été victime et dont Israël a reconnu être responsable ;

· Prie le Secrétaire général de faire rapport au Conseil de sécurité le 30 novembre 1985 au plus tard sur l’application de la présente résolution

· Décide de rester saisi de la question

 

Si la Tunisie peut considérer l’abstention américaine -due à nombreux facteurs: pressions internes, une condamnation ferme des pays européens et la pression de Habib Bourguiba de rompre les relations- comme une victoire diplomatique, la partie de la résolution relative aux réparations matérielles reste, jusqu’à aujourd’hui, lettre morte.

“Je crois que ce n’est plus un secret. Nous avions décidé de rompre les relations diplomatiques. Nous l’aurions fait si les Etats-Unis ne s’étaient pas abstenus”, affirma Mahmoud Mestiri, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de l’époque.

“Certes, nous aurions souhaité la condamnation directe d’Israël mais plusieurs pays occidentaux et même latino-américains, et pas seulement les États-Unis, ont toujours été réticents pour accepter une formulation qui revêt, de leur point de vue, des implications politiques et juridiques complexes” a-t-il indiqué au journal Réalité en date du 11 octobre 1985.

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