ALGÉRIE
25/04/2019 12h:33 CET

"La solution à la crise politique actuelle ne peut émaner de la Constitution"

AFP

Invité à l’université de Tizi Ouzou, Maître Bouchachi a estimé que “la réussite de l’instauration d’une démocratie véritable nécessite le maintien de la mobilisation populaire et la préservation de son caractère pacifique”.

Dans un amphithéâtre plein à craquer, celui qui présenté comme “l’une des personnalités préférée des Algériens” pour mener les discussions avec le pouvoir a répété que “la solution à la crise politique actuelle ne peut émaner de la Constitution.

“Cette dernière ayant été minée lors sa révision en 2016 pour assurer la continuité du système. C’est une Constitution qui a piégé la vie politique en Algérie et ne permet pas d’aller vers une démocratie véritable”, a-t-il dit à ce propos.

Pour l’ex député la solution passe par l’instauration d’une période de transition, basée sur certains mécanismes qui vont, selon lui, “garantir le changement du système et le passage à une démocratie véritable”.

Parmi ces mécanismes, il y’a la mise en place d’une “présidence collégiale avec des personnalités crédibles et intègres qui n’ont pas composé avec le système ni impliqué dans des affaires de corruption”. Cette présidence collégiale mettra en place le cadre juridique pour aller vers une véritable élection, créer une commission pour encadrer l’élection et amender la loi électorale.

Elle procédera ensuite à la désignation d’un chef du gouvernement sur la base de consultations avec la classe politique et les représentants de la société civile. Interrogé par des étudiants sur l’interpellation de certaines personnalités, M. Bouchachi a répondu, “qu’il y a bien des arrières-pensées politiques derrière les poursuites judiciaires lancées contre des hommes d’affaires”.

“Avant de poursuivre des hommes d’affaires, il faut d’abord poursuivre ceux qui leur ont permis de commettre ces infractions aux lois”, a rajouté  Me Bouchachi lors de la conférence-débat tenue à l’université de Tizi Ouzou.