TUNISIE
22/03/2018 20h:09 CET

La Société financière internationale veut booster l'infrastructure de la Tunisie

373 millions $ pour doper l'infrastructure au Maghreb, principalement en Tunisie et au Maroc.

EnginKorkmaz via Getty Images
El Jem, une ville tunisienne située aux portes de la région du Sahel.

La Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale, a annoncé, récemment, son intention de vouloir investir davantage dans les pays du Maghreb, principalement au Maroc et en Tunisie. Une enveloppe de 373 millions de dollars y sera consacrée, révèle Bloomberg dans un article paru le 21 mars 2018. 

Cet investissement important vise, en particulier, à stimuler les infrastructures au Maghreb. Il permet, en effet, d’accompagner ces deux pays qui ont choisi de réduire leurs dépenses dans ce secteur, à mieux maîtriser leurs déficits budgétaires.

“Même si les perspectives économiques du Maroc sont plus favorables que celles de la Tunisie, aucun des deux pays ne peut se permettre d’investir massivement dans les infrastructures” a noté Sérgio Pimenta, vice-président du bailleur de fonds pour le Moyen-Orient et l’Afrique.

Le responsable a également indiqué que la SFI travaille sur la fourniture de financement à des petites et moyennes entreprises (PME) des deux pays, afin de booster la création d’emplois.

Les efforts de la SFI s’inscrivent, ainsi, dans une démarche plus large visant à attirer des investissements étrangers pour atténuer le chômage des jeunes dans les deux pays, selon la même source. 

Evoquant la situation en Tunisie, la SFI a précisé que sept ans après la chute du régime de Ben Ali, le pays peine à retrouver des couleurs. Frappé de plein fouet par le terrorisme, le secteur touristique trouve des difficultés à se relever, a noté la source. De plus, la note souveraine du pays ne cesse de se dégrader. Sur les sept derniers mois, l’agence de notation Moody’s a deux fois baissé la note du pays. 

“S’il y a un domaine sur lequel j’encouragerais la Tunisie à se concentrer, c’est comment alléger et simplifier l’environnement des affaires” (doing business)” a estimé Pimenta. Une solution qui serait, selon lui, une échappatoire efficace pour absorber le chômage et apporter de l’innovation dans le pays. 

Il a annoncé, par ailleurs, que la SFI envisage de fournir un financement à long terme aux entreprises opérant dans le secteur touristique et de les aider à restructurer leurs dettes. “Le secteur, autrefois robuste, mais qui a été la cible de plusieurs attaques terroristes depuis 2015, est en train de remettre lentement,” a ajouté la source.

Filiale de la Banque mondiale, la SFI est la plus importante institution mondiale d’aide au développement spécialisée dans les prêts au secteur privé. Elle finance à peu près pour l’équivalent de 20 milliards de dollars dans une centaine de pays.  

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