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12/07/2019 17h:40 CET | Actualisé 12/07/2019 17h:40 CET

La révolution pacifique protège le peuple et l'armée

- via Getty Images

1.    Les jeunes qui sont à l’avant-garde de la révolution de février (et qui, d’ailleurs, ont l’âge qu’avaient à leur époque les dirigeants du Parti du Peuple Algérien, de l’Organisation Spéciale, du Front de Libération Nationale et de l’ALN) doivent méditer les points d’histoire suivants :

2.    Durant sa longue lutte de libération, c’est toujours le peuple qui a protégé, nourri, financé, armé, informé, soutenu les militants, les combattants, les détenus, les clandestins, les bannis et leurs familles. 

3.    Durant la guerre de libération, dans les villes et les villages, dans les douars ou au maquis, c’est le peuple qui a protégé le FLN et l’ALN, ses militants et son armée, et non l’inverse. 

4.    Aujourd’hui, le peuple est dans la même démarche. Par son pacifisme résolu, il repousse continuellement la violence hors du champ des possibles. Ainsi, il se préserve, lui et son armée, des risques de divisions et de dérives qui seraient fatales au pays, et il permet à l’armée de se concentrer sur ses missions de protection de l’intégrité territoriale du pays et de la souveraineté nationale contre toute agression étrangère. 

5.    La révolution actuelle qui, encore une fois dans la longue histoire de la lutte du peuple algérien pour la dignité, la justice et la liberté, met en avant la primauté du droit sur la force et celle de la légitimité sur la violence, n’a pas d’autre choix que la poursuite de son combat pacifique jusqu’au départ du régime actuel et l’établissement de l’État de droit et du régime démocratique que le grand peuple algérien mérite amplement.