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07/11/2019 08h:28 CET | Actualisé 07/11/2019 08h:28 CET

La révolution avance, la décantation se poursuit, l’issue se rapproche

1.    Grâce à la révolution démocratique populaire pacifique en cours, la société algérienne, en rejetant complètement la perspective de la violence, est entrée de plain-pied en politique. 

2.    A chaque manifestation, les millions d’Algériens qui manifestent, affirment et confirment leur union autour de l’objectif politique du départ du régime actuel et de son remplacement par un régime engagé dans l’édification de l’État de droit en Algérie.

3.    L’union, la persistance et la puissance du mouvement populaire permettent l’expression, à l’intérieur du mouvement populaire, de différences politiques inhérentes à toute dynamique démocratique. 

4.    Ce qui porte à l’optimisme, c’est qu’il ne s’agit pas là des différences idéologiques ou politiques de l’avant-22 février, qui ont perdu de leur pertinence et de leur force du fait même du lancement du processus révolutionnaire, mais de forces nouvelles dans le sens où, même si elles peuvent émaner de l’évolution des forces qui ont structuré la société dans un contexte récent, elles naissent ou renaissent aujourd’hui selon leur capacité de refléter et de se nourrir de la substance du mouvement populaire ; un mouvement né de la rupture avec le régime et de ce qu’il représente comme tares du monde ancien et comme obstacles au développement de la société.

5.    La coque du régime craque sous l’effet de ses propres contradictions, exacerbées par l’avancée de la révolution. La décantation qui s’opère sous nos yeux, illustrée de façon spectaculaire par la crise qui a éclaté dans la justice et le corps de la magistrature en particulier, est entrain de redéfinir les forces en présence ainsi que les enjeux de la confrontation entre le peuple et le régime. 

6.    La décantation, c’est la clarification, mais c’est, par la même, des différentiations qui peuvent aller jusqu’à la division des forces ou des «institutions» parties de la crise.                  

7.    A cette phase de la révolution, les gens responsables doivent œuvrer, dans l’intérêt de la société, du peuple et de la nation, pour une solution politique réelle au problème politique profond qui menace d’entraîner le pays vers l’irréparable. Il faut donc que le pouvoir réponde enfin à la demande du mouvement populaire pacifique, concrètement, en renonçant au projet des élections du 12/12 et en s’engageant dans l’inéluctable et nécessaire transition démocratique que veulent les Algériens.