ALGÉRIE
27/01/2019 10h:48 CET

La rencontre d’Alger ouvre le débat sur l’architecture de demain

Initié par les concepteurs du projet Nacym et Sihem Baghli, cet évènement a été une belle opportunité pour rassembler des architectes, urbanistes, experts en technologie et d’autres intervenants pour mettre ensemble les fondations d’une architecture durable

Latifa Abada pour le HuffPost Algérie

Le projet du pont de la baie d’Alger “Djisr El-Djazair” a ouvert une nouvelle le débat sur l’architecture en Algérie et son avenir. Cette fois-ci c’est à l’occasion de “La rencontre d’Alger” tenue hier 26 janvier au musée d’art moderne et contemporain (MAMA). Initié par les concepteurs du projet Nacym et Sihem Baghli, cet évènement a été une belle opportunité pour rassembler des architectes, urbanistes, experts en technologie et d’autres intervenants pour mettre ensemble les fondations d’une architecture durable.

“Dès le départ de cette aventure, nous avons voulu que ce projet porte l’architecture et l’urbanisme de manière différentes. Nous voulons que Djisr El-Djazair soit associé à un vecteur social, de vivre ensemble. Le pont de la baie d’Alger espère redonner de la cohésion et de la structure pour Alger de demain”, indique Nacym Baghli.

Les différents intervenants s’accordent à dire que l’architecture de demain doit mettre l’humain au centre de ses préoccupations, avec la nécessité de faire une lecture profonde du tissu urbain.

En Algérie le challenge est de taille pour de multiples raisons, notamment l’obsolescence des outils de l’urbanisme. L’architecte Larbi Merhoum, indique que les instruments juridiques utilisés aujourd’hui ont été inventés dans les années 60. Depuis le système politique a changé plusieurs fois mais les instruments sont restés les mêmes.

Sur cette question des instruments Halim Faidi affirme que l’Algérie dispose de toute l ’artillerie juridique nécessaire pour gérer une ville comme Alger. Il estime que l’urbanisme est une science de la stratégie, pour y parvenir il faut selon cet architecte avoir les bonnes compétences, de l’intelligence et du sérieux.

Pour mettre en place des instruments de l’urbanisme adéquats, il faut d’une part de la volonté politique et d’une autre initier des projets stratégiques tel que Djisr El Djazair, soulignent les intervenants.

Il a été également question des moyens à mettre en place pour réussir des projets complexes tels que le pont d’Alger. Pour Riyad Hartani, Il faut de la stratégie avant le côté technique. Il souligne également l’importance de la ressource humaine.

Concernant les financements cet expert appelleà diversifier les ressources financières notamment les partenariats publics-privé.

La rencontre d’Alger a également été l’occasion de primer les jeunes lauréats du concours international d’idée “Algiers 20 xx”.