MAROC
27/03/2019 10h:50 CET

La question palestinienne au coeur des discussions entre le roi Abdallah II de Jordanie et le roi Mohammed VI

Le statut de Jérusalem sera notamment évoqué.

ASSOCIATED PRESS

POLITIQUE - Le roi Abdallah II de Jordanie entame, ce mercredi 27 mars, une tournée qui comprend le Maroc, l’Italie, la France et la Tunisie.

“Au Maroc, le souverain jordanien s’entretiendra avec le roi Mohammed VI dans le cadre de la coordination en cours sur des questions régionales, notamment la cause palestinienne, Jérusalem, le soutien au peuple palestinien à revendiquer ses droits légitimes à un État indépendant sur son territoire avec Jérusalem-Est comme capitale, et la coordination des efforts des institutions arabes soutenant les habitants de Jérusalem”, précise la Cour royale hachémite de Jordanie dans un communiqué.

“La visite au Maroc s’inscrit dans les efforts de Sa Majesté pour activer l’action et la coopération arabes afin de faire face aux défis régionaux et d’assurer la stabilité, ce qui a également été souligné lors du sommet trilatéral tenu dimanche au Caire entre la Jordanie, l’Égypte et l’Irak”, poursuit la même source.

Ces trois pays ont notamment “affirmé leur détermination à procéder à la coopération et à la coordination stratégiques” entre eux et avec les autres pays arabes, “afin de rétablir la stabilité dans la région et de trouver des solutions aux crises confrontées par plusieurs pays arabes”, selon l’Organisme général de l’information (OGI) égyptien.

Le roi Abdallah II restera jusqu’à jeudi dans le royaume avant de poursuivre sa tournée en Italie, en France puis en Tunisie, où il participera au sommet de la Ligue arabe à Tunis le 31 mars.

Ce sera le sixième voyage du souverain hachémite au Maroc. Sa dernière visite remonte au mois de mars 2017. Ce voyage intervient alors que le roi de Jordanie vient d’annuler sa visite en Roumanie suite aux déclarations du Premier ministre roumain Fiorica Dansila annonçant le déplacement de l’ambassade de son pays à Jérusalem.

Cette visite au Maroc est par ailleurs annoncée dans un contexte régional tendu, au lendemain de la signature d’un décret dans lequel Donald Trump reconnaît la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, en Syrie, et à quelques semaines des élections législatives israéliennes.