MAROC
15/05/2019 11h:23 CET | Actualisé 15/05/2019 11h:30 CET

Avant "l'appel de Christchurch, Jacinda Ardern luttait déjà contre les contenus haineux sur Internet

La première ministre néo-zélandaise a lancé "l'Appel de Christchurch" pour bannir les contenus haineux et violents d'internet.

INTERNET - “L’appel de Christchurch” doit être lancé autour d’Emmanuel Macron et de la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern mercredi 15 mai à Paris. Des dirigeants et patrons d’entreprises numériques seront présents à ce sommet dont l’objectif est d’agir contre les contenus en ligne à caractère terroriste.

Une initiative que Jacinda Ardern a lancée après l’attentat islamophobe de Christchurch le 15 mars dernier, au cours duquel un terroriste australien a tué 51 fidèles musulmans lors d’une prière.

L’assaillant avait diffusé les images de l’attaque en direct sur Facebook avant que la plateforme ne les supprime. Il avait par ailleurs publié un manifeste, facilement consultable en ligne

Des événements qui ont incité la Première ministre néo-zélandaise à mettre la pression sur les géants du web, concernant les contenus violents qui circulent en ligne. Ce n’est cependant pas la première fois qu’elle s’emparait de ce sujet, comme le montre la vidéo en tête d’article.  

 

Jacinda Ardern avait déjà salué en 2018 l’annulation de conférences universitaires prévues par deux youtubeurs canadiens d’extrême-droite. Ces derniers l’avaient alors accusée d’être “hostile à la liberté d’expression”, ce à quoi elle avait répondu être “hostile à leurs opinions”. 

L’événement a alors soulevé un débat sur les limites de la liberté d’expression en Nouvelle-Zélande, face auquel Jacinda Ardern a dit vouloir favoriser un internet “libre, ouvert et sécurisé.”

Les réseaux sociaux pointés du doigt

Quelques jours après l’attentat de Christchurch, Facebook a lancé une offensive contre les contenus prônant le “nationalisme” et le “suprémacisme” blancs. La dirigeante néo-zélandaise a salué cette décision en jugeant toutefois qu’il fallait en faire plus. 

 “On pourrait dire que ces catégories auraient dû entrer depuis toujours dans les directives (de Facebook) sur les discours de haine”, a-t-elle dit à la presse. “Mais c’est une bonne chose qu’il y ait eu cette clarification dans la foulée des attaques de Christchurch”.

Cet article a initialement été publié sur Le HuffPost France.