MAROC
08/06/2019 11h:07 CET

La Nasa veut autoriser les touristes et les entreprises à voyager à bord de l'ISS à partir de 2020

L’objectif est d’aider l’agence spatiale à générer des revenus supplémentaires.

3DSculptor via Getty Images

ESPACE - La Nasa compte ouvrir la Station spatiale internationale (ISS) aux touristes et aux entreprises à partir de 2020, a annoncé l’agence spatiale américaine vendredi.

Une nouvelle directive provisoire de la NASA permet ainsi aux entreprises privées d’acquérir du temps et de l’espace sur l’ISS pour la production, la commercialisation ou le test de leurs produits. Elle permet également à ces sociétés d’utiliser les ressources de l’ISS à des fins commerciales, voire à user du temps et des compétences des astronautes de la NASA.

Si les entreprises le souhaitent, elles peuvent même envoyer leurs propres astronautes dans l’ISS à partir de 2020, le tout en contrepartie d’une rémunération onéreuse. 

Selon ce plan, un maximum de deux astronautes privés pourront voler à la station par an et y rester jusqu’à 30 jours à partir de l’an prochain. 

Le coût du voyage sera confié à SpaceX et Boeing, les deux entreprises embauchées par la Nasa pour transporter ses astronautes vers la station. Les voyageurs privés devront toutefois s’acquitter du coût de l’alimentation, d’espace de rangement et de communication pendant leur séjour dans l’ISS, pour un prix avoisinant les 35.000 dollars par nuit, a indiqué lors d’une conférence de presse le directeur financier de la Nasa, Jeff DeWitt. 

“Nous n’avons aucune idée du type de créativité et d’idées littéralement hors de ce monde qui pourraient provenir du secteur privé”, a déclaré, pour sa part, Bill Gersteinmaier, responsable de l’exploration humaine à la NASA.

Selon les responsables de la Nasa, l’objectif de cette initiative est d’aider l’agence à générer des revenus supplémentaires, même s’ils n’ont pas une idée claire des montants exacts que ces efforts pourraient produire. 

Cette annonce signale un revirement important de la politique de l’agence, longtemps opposée jusque-là à autoriser les touristes sur la station spatiale, contrairement à la Russie.