ALGÉRIE
23/03/2018 01h:31 CET

La longue liste des "virés" de Donald Trump

Au suivant... Les spéculations vont bon train à Washington pour tenter de deviner quel sera le prochain nom sur la déjà très longue liste de membres de l’équipe de Donald Trump plus ou moins forcés de partir par le président américain. Voici les principaux:

H.R. McMaster, conseiller à la sécurité nationale

 

Brendan McDermid / Reuters

Le général trois étoiles a été remplacé à son poste de son conseiller à la sécurité nationale par le très conservateur John Bolton le 22 mars.

Dans un tweet, Donald Trump a annoncé ce départ attendu, tant la position de McMaster était affaiblie. En février, le président l’avait réprimandé - déjà sur Twitter - après que McMaster avait estimé “irréfutables” les preuves d’une ingérence de Moscou dans l’élection américaine. 

 Rex Tillerson, secrétaire d’Etat

Leah Millis / Reuters

 L’ancien PDG d’ExxonMobil a été limogé de son poste de chef de la diplomatie le 13 mars, après des mois de tensions et d’humiliations de la part de M. Trump sur la stratégie diplomatique américaine, que ce soit sur l’Iran ou la Corée du Nord.

Censé porter la parole des Etats-Unis, l’ancien patron était souvent coupé des processus de décision. L’un de ses proches a d’ailleurs expliqué qu’il n’avait pas parlé au président avant son éviction, annoncée sur Twitter.

 Gary Cohn, conseiller économique

 

Kevin Lamarque / Reuters

 Cet ancien patron de la banque d’investissement Goldman Sachs a quitté son poste de conseiller économique principal du président le 6 mars pour protester contre la décision du dirigeant d’imposer de nouveaux droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium, ultime goutte d’eau après plusieurs désaccords de fond entre lui et M. Trump.

Steve Bannon, stratège

 

Pascal Rossignol / Reuters

 Le “président Bannon”, comme était surnommé ce discret mais très influent conseiller de l’ombre, a joué un rôle crucial dans la dernière ligne droite de la présidentielle remportée par Donald Trump, lorsqu’il a donné un virage résolument populiste à la campagne du milliardaire.

Proche de l’extrême droite, sa cohabitation avec d’autres ténors à la Maison Blanche a tourné à la guerre interne mais, même hors de Pennsylvania Avenue, il a assuré qu’il continuerait à se battre “pour Trump”. Il a démissionné le 18 août après 210 jours à son poste.

Reince Priebus, secrétaire général 

Joshua Roberts / Reuters

Ancien président du parti républicain, le discret Reince Priebus avait hérité du rôle stratégique de “chief of staff”, le secrétaire général de la Maison Blanche.

Mais il n’a jamais réussi à imposer la discipline parmi les collaborateurs du président. Il a quitté le navire le 31 juillet après 189 jours, face au manque de soutien de son chef.

 Sean Spicer, porte-parole

 

Kevin Lamarque / Reuters

 Il avait probablement le travail le plus délicat de la Maison Blanche: sous-titrer pour la presse et le monde entier les propos du président Trump, parfois brouillon, souvent provocateur, toujours imprévisible.

Dès le premier jour, la tâche est apparue complexe, voire intenable. Il a quitté les arcanes du pouvoir après 182 jours, le 21 juillet.

 Michael Flynn, le conseiller

 

Carlos Barria / Reuters

L’ex-conseiller à la sécurité nationale n’a tenu que 22 jours. Ancien chef du renseignement militaire américain très apprécié de Donald Trump, Michael Flynn a fait les frais, le 13 février, de l’affaire russe, dont il est l’un des principaux protagonistes. Il avait été remplacé par H.R. McMaster.