TUNISIE
20/09/2018 12h:42 CET

La justice française soumet Marine Le Pen à une expertise psychiatrique, celle-ci refuse

Une procédure habituelle en droit français.

YANN COATSALIOU via Getty Images

La Justice française a ordonné à la présidente du Rassemblement National (ex Front National) Marine Le Pen de se soumettre à une expertise psychiatrique avant son jugement a-t-elle annoncé sur son compte Twitter.

 

Émanant du Tribunal de Grande Instance de Nanterre, cette décision s’appuie sur l’article 161-1 du code de procédure pénal français indique la notification reçue par Marine Le Pen.

Cette expertise psychiatrique a été décidée dans le cadre d’une affaire pour lequel la concernée a été mise en examen en mars dernier et concerne la diffusion d’images violentes.

En effet, la présidente du Rassemblement National avait diffusé sur Twitter, en 2015, des photos d’exécution d’otages de l’État islamique dont notamment l’américain James Foley, en réponse à la comparaison effectuée par le journaliste Jean Jacques Bourdin entre Daech et le Front National.

Créant un véritable tollé, ces tweets ont donné lieu à une levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen par l’Assemblée Nationale et une enquête préliminaire avait été ouverte par le parquet de Nanterre.

 

Comment cette décision, Marine Le Pen a exprimé son étonnement sur son compte Twitter d’une telle décision de justice: “Je croyais avoir eu droit à tout: eh bien non! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweets, la ‘justice’ me soumet à une expertise psychiatrique! Jusqu’où vont-ils aller?!” s’est-elle interrogée. 

 

La présidente du Rassemblement National a affirmé sur BFM TV qu’elle ne se présentera pas à cette expertise.

 

Selon Me Juliette Daudé, avocate au Barreau de Paris, interrogée par le HuffPost France, cette procédure est habituelle: “C’est relativement fréquent pour évaluer le degré de responsabilité, et parfois de dangerosité, de personnes fragiles qui publient des images sur Internet sans forcément se rendre compte des répercussions de leurs actes” a-t-elle expliqué.

En effet, le code de procédure pénal français prévoit une telle mesure -qui devient obligatoire et automatique- dans le cadre de “délits de fabrication, de transport, de diffusion ou de commerce de message violent ou pornographique susceptible d’être vu ou perçu par un mineur”.

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