TUNISIE
26/02/2019 13h:47 CET

La Hakka, La Hakka : Retour sur le spectacle de Nidhal Saadi, une ode à la tolérance

Un spectacle haut en couleurs.

Adly Aouni

Le Théâtre municipal de Tunis a affiché complet samedi, à l’avant dernière soirée du Festival du Rire de Tunis. C’était aussi la Première du one man show du tunisien Nidhal Saadi, “La Haka, la haka”.

Connu pour son rôle de Bayrem dans le feuilleton tunisien “Awled Moufida”, et ensuite pour son rôle dans le film de Nejib Belkadhi, “Regarde-moi”, qui lui a valu le titre du Meilleur acteur au Festival international du film de Marrakech (2018), Nidhal Saadi avait déjà fait des pas sur la scène humoristique française, notamment quelques apparitions dans l’émission “On ne demande qu’à en rire”.

En 2018, il succède à Sami Fehri pour présenter l’émission “Dimanche tout est permis”, diffusée sur la chaine El Hiwar Ettounsi.

Aujourd’hui, il présente son spectacle “La hakka la hakka”, devant un public tunisien bouillonnant.

Adly Aouni

 

Dans son spectacle, Nidhal Saadi retrace son parcours, ses débuts, quelques souvenirs d’enfance viennent y ajouter de la nostalgie, toujours au milieu des éclats de rire. Il critique l’administration tunisienne, taquine les végétariens, et fait le tour des stéréotypes des tunisiens et des tunisiennes. Des blagues légères, quelques unes redondantes, mais qui viennent booster l’interaction avec le public. On remarque également des improvisations super bien accueillies.

Mais ce qui marque le plus peut-être, c’est le passage d’AGA. Trois danseuses qui rejoignent l’humoriste sur scène. Non seulement elles y mettent du pep’s, et couvrent la salle de couleurs et de lumières, mais c’est aussi pour traiter, dans une belle ambiance, d’un sujet qui touche profondément la société tunisienne. Le racisme.

Ayda Labassi

Nidhal Saadi y consacre une partie de son spectacle. Dans la peau d’un ivoirien et puis d’un tunisien noir de peau, il critique subtilement ce fléau, en prônant les valeurs de la tolérance. Même le nom du spectacle se dessine: “Nous sommes “La Hakka, La Hakka”″, dit-il alors que la scène plonge dans le calme et dans le noir, pour ensuite s’illuminer dans la musique, la danse et les grands sourires. Une belle surprise que l’humoriste a concocté.

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