ALGÉRIE
07/02/2019 16h:14 CET

La France accuse l'Italie d'ingérence et rappelle son ambassadeur

TIZIANA FABI via Getty Images

La France a rappelé son ambassadeur en Italie pour “des consultations” après une série de “déclarations outrancières” et “d’attaques sans fondement” et sans “précédent” de responsables italiens, a annoncé jeudi le ministère français des Affaires étrangères.

“Les dernières ingérences constituent une provocation supplémentaire et inacceptable”, a déclaré la porte-parole du Quai d’Orsay dans un communiqué.

 

“Provocation”

 


“Cela n’a pas de précédent, depuis la fin de la guerre (...) Les dernières ingérences constituent une provocation supplémentaire et inacceptable”, a ajouté le ministère.

La rencontre mardi en France du vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), avec des gilets jaunes, mobilisés depuis plus semaines contre le président Emmanuel Macron, a fait déborder le vase.

M. Di Maio a annoncé sur les réseaux sociaux avoir rencontré des responsables des gilets jaunes, en concluant : “Le vent du changement a franchi les Alpes. Je répète: le vent du changement a franchi les Alpes.”

Cette rencontre a fait suite à une série de propos d’une rare violence de M. Di Maio comme du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, patron de l’extrême droite italienne, à l’encontre de l’exécutif français.

 

Les attaques de Salvini

 


Matteo Salvini, patron de la Ligue et homme fort du gouvernement italien, a ainsi dit espérer que le peuple français se libère bientôt d’un “très mauvais président”, des propos totalement inédits entre responsables de pays fondateurs de l’UE.

Matteo Salvini tente d’organiser un front européen de l’extrême droite contre les pro-européens incarnés notamment par le chef de l’Etat français en vue du scrutin du 26 mai. “La campagne pour les élections européennes ne saurait justifier le manque de respect de chaque peuple ou de sa démocratie”, a souligné Agnès von der Mühll.

“Tous ces actes créent une situation grave qui interroge sur les intentions du gouvernement italien vis-à-vis de sa relation avec la France”, a-t-elle insisté.