MAROC
12/07/2019 14h:57 CET | Actualisé 12/07/2019 15h:11 CET

La France accorde aux "Chibanis" leur droit aux indemnités de retraite

Dès ce mois de juillet.

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DROITS CIVILS - “Toutes mes félicitations aux retraités marocains de France”. C’est le député du PJD, Ahmed Sadqi, qui poste ce message sur sa page Facebook. Soulagé, l’homme rappelle le parcours du combattant dans lequel plusieurs de ses camarades et organisations ont pris part afin de parvenir à mettre les retraités marocains, appelés “Chibanis”, et français sur un pied d’égalité.

“Concrètement, c’est à partir de ce mois-ci que tombe la condition de résidence en France pour bénéficier du droit aux indemnités de retraite et d’autres”, déclare-t-il dans son post publié hier. Dans ce dernier, il précise que ce dossier a fait l’objet d’un plaidoyer mené par les “Chibanis” et les députés qui ont sollicité le gouvernement marocain en 2015 pour intervenir. Ensuite, un reportage télévisé sur ce plaidoyer et auprès de certains retraités à Tinghir, rappelle ce député, a permis de mieux comprendre les difficultés dont souffre cette catégorie. 

C’est au mois de novembre dernier qu’un amendement a été voté par l’Assemblée nationale française pour une extension de la prise en charge des frais de santé des “Chibanis”. Cet amendement gouvernemental s’inscrit, indique Le Monde dans un article, dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale porté par la ministre de la santé, Agnès Buzyn. 

“Les retraités étrangers bi-pensionnés, comme les Chibanis, qui ont travaillé et cotisé en France durant toute une vie, peuvent désormais bénéficier d’une couverture de leurs frais de santé lors de leur séjour en France. Ils étaient injustement les seuls à qui ce droit ne s’appliquait pas”, s’est réjoui le rapporteur de ce texte, Olivier Véran (La République en marche, LREM) sur son portail.

Cette nouvelle mesure votée concerne 330.000 pensionnés, dont 240.000 résident au Maghreb, principalement en Algérie, au Maroc et en Tunisie, a précisé la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des solidarités et de la santé, Christelle Dubos, relayé par ce journal français.