TUNISIE
06/07/2018 15h:55 CET | Actualisé 06/07/2018 15h:56 CET

La femme tunisienne bien présente au Festival des cinémas arabes à l'IMA

Des femmes et des cinémas au féminin.

Les trois réalisatrices tunisiennes Emna Najjar, Amel Guellaty et Khedija Lemkechar ont projeté cette semaine leurs courts-métrages, lors de la première édition du festival des cinémas arabes qui a démarré le 28 juin, et se poursuivra jusqu’au 8 juillet, à l’Institut du monde arabe à Paris (IMA).

 

Chacune, selon sa vision, a mis en exergue des questions auxquelles les femmes sont confrontées, notamment l’aspiration à la liberté, la résistance face au poids des institutions sociales et familiales, ainsi que les luttes pour une vie meilleure.

Dans “Black Mamba”, Amel Guellaty prône la cause féminine à travers la présentation de la résistance d’une jeune fille passionnée par la boxe. “Black Mamba”, est le pseudonyme du personnage principal du court métrage ” Sarrah”. Elle pratique ce sport la nuit, en cachant cette activité à sa mère qui veut la marier. La jeune fille réussit à gagner des compétitions et ose, le jour de son mariage, partir pour concrétiser son rêve, celui de devenir championne olympique. (vidéo ci-dessous)  

 

A travers cette histoire, Amel Guellaty a voulu briser les stéréotypes et démontrer que les femmes sont capables, tout comme les hommes, de pratiquer des activités physiques longtemps considérées exclusives au sexe masculin.

De son côté, Khedija Lemkechar filme dans “Bolbol” l’aspiration des femmes à la liberté, mais autrement. C’est dans un cadre festif que “Bolbol”, parfaitement interprété par Fatma Ben Saïdane, retrouve la joie de vivre après une longue monotonie de sa vie conjugale.

“Bolbol” a pu se réconcilier avec son identité et son mari Amor, en assistant tous les soirs à des cérémonies de mariage très différentes les unes des autres.

Quant à la fiction “Valse de l’Aube” de Emna Najjar, elle aborde l’histoire d’une mère de famille qui souffre d’une insuffisance rénale. “Radia” est convoquée à l’hôpital pour bénéficier d’une greffe, sauf qu’elle n’était pas la seule à attendre cet organe vital. (vidéo ci-dessous)

 

Le festival des cinémas arabes qui est en sa première édition, vise à mettre en valeur les derniers films arabes réalisés, notamment par des jeunes cinéastes. Plus de quatre vingt films et documentaires longs et courts ont été projetés durant une semaine.

A noter que la Tunisie y participe avec des films mais aussi des figures du cinéma tunisien. 

Dans la catégorie de la compétition consacrée aux longs métrages documentaires, seront en lice “Au-delà de l’ombre” de Nada Mezni Hafaiedh et “The man behind the microphone” de Claire Belhassine.    

Le compositeur Amine Bouhafa sera membre de jury de la compétition fiction présidée par le réalisateur et acteur marocain Faouzi Bousaidi. 

Dans la catégorie de la compétition fiction, il y aura le film “Benzine” de la réalisatrice Sarra Abidi. La réalisatrice Khadija Lemkacher sera en compétition pour le prix du meilleur court-métrage avec ”Bolbol” aux cotés de Emna Najjar avec son film “Valse de l’aube” et Amel Guellaty avec son film “Black Mamba”. 

Les meilleures réalisations sélectionnées par les jurys seront annoncées samedi après-midi lors de la cérémonie de clôture de cette première édition des cinémas arabes.

  • Sara Abidi à propos de Benzine
    Youtube/ imarabe
  • Nada Mezni Hafaiedh à propos de “Au-delà de l’ombre”
    youtube/imarabe
  • Claire Belhassine à propos de "The Man Behind The Microphone"
    Youtube/imarabe

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