TUNISIE
30/11/2018 15h:31 CET

La Fédération des directeurs des journaux se dit "très étonnée" par le boycott de Nidaa Tounes de certains médias

Le parti avait annoncé son boycott des chaînes de télévision "Attessia TV" et "Elhiwar Ettounsi", ainsi que des quotidiens “Assabah” et “Alchourouq”.

Facebook / Nidaa Tounes

Le comité directeur de la Fédération tunisienne des directeurs des journaux s’est dit très étonné par l’annonce de Nidaa Tounes de boycotter certains médias, la qualifiant de ” mesure liberticide ” dans la mesure où elle bafoue le droit d’un ensemble de citoyens à une information libre.

Dans un communiqué rendu public, le parti au pouvoir Nidaa Tounes avait annoncé  sa décision de boycotter les chaînes de télévision privées “Attessia” et “Elhiwar Ettounsi” et les quotidiens “Assabah” et “Alchourouq”.

 

Nidaa Tounes a dans son communiqué fustigé les campagnes de dénigrement orchestrées par certains médias contre le parti et nombre de ses dirigeants et cadres et affirmé son intention de poursuivre en justice ces médias quand il juge que cela est nécessaire.

ll a également dénoncé les mensonges, les contrevérités et les calomnies colportés par nombre de stations radiophoniques et chaînes de télévision à l’encontre du parti par mauvaise foi et sans pour autant lui accorder le droit de réponse.

Il a aussi critiqué l’interférence scandaleuse de la présidence du gouvernement dans les établissements médiatiques confisqués et publics et dénoncé les manœuvres d’intimidation et la pression exercée sur les propriétaires de certains médias dans le dessein d’imposer un contrôle total sur leur ligne éditoriale.

Dans ce contexte, il a appelé les instances et les structures compétentes, en l’occurrence la Haute autorité indépendante de la commission audiovisuelle (HAICA) à agir pour imposer le respect de la déontologie de la profession et à vérifier les droits de propriété de ces médias qui opèrent en dehors de tout contrôle et qui ne servent que les agendas de leurs propriétaires et de leurs bailleurs de fonds.

Le journal ” Achourouq ” a publié ce mercredi une enquête qui fait état de soupçons de corruption et d’enrichissement illicite contre 12 députés du Mouvement Nidaa Tounes qui avaient des liens avec l’homme d’affaire en captivité, Chafik Jarraya.

Selon le quotidien, ” ces députés étaient des fonctionnaires ordinaires et leur salaire ne dépasse même pas mille dinars. Après leur entrée au parlement, ils accumuleraient comme par magie des biens immobiliers et des voitures luxueuses ”.

Dans une déclaration transmise à la TAP, la Fédération tunisienne des directeurs des journaux a dit soutenir ces médias (administration et rédaction), appelant leur personnel à s’attacher aux principes d’indépendance et de respect de la déontologie de la profession.

 

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