MAROC
17/05/2018 12h:35 CET

La Douane et la Fondation nationale des musées s'allient pour sauvegarder le patrimoine culturel marocain

Des actions conjointes seront mises en place pour lutter contre le trafic illicite d’objets d’arts et du patrimoine national.

MAP

CULTURE - A l’occasion de la commémoration de la Journée Internationale des Musées ce 18 mai, l’Administration des Douanes et Impôts indirects (ADII) et la Fondation Nationale des Musées (FNM) vont s’associer pour sauvegarder le patrimoine culturel national. “Partageant la même volonté d’œuvrer à la protection de ce patrimoine”, la Douane et la FNM signeront vendredi 18 mai une convention “qui scellera leur engagement en faveur de l’action culturelle au Maroc”, peut-on lire dans un communiqué. 

Ladite convention établira un cadre favorable à la préservation et la valorisation de l’héritage culturel national, dans le but de contribuer au développement et à la promotion de l’activité muséale au Maroc.

Les partenaires envisagent un dispositif d’actions conjointes pour lutter ainsi contre le trafic illicite d’objets d’arts ayant une valeur artistique, culturelle, historique et patrimoniale. 

Concernant les objets déjà volés, des procédures adaptées seront mises en place pour récupérer ces objets et les identifier avec l’expertise de la FNM. 

En cas d’objets du patrimoine ou d’oeuvres d’art saisis, “dans le cadre
des prérogatives qui lui sont dévolues”, la Douane les mettra à disposition de la fondation dans le but de les conserver et éventuellement de les exposer. 

Par ailleurs, d’après le communiqué, un programme de formation pour les agents douaniers sera mis en place afin de leur faciliter la reconnaissance des objets d’art et du patrimoine. 

En mars 2017, le squelette d’un plésiosaure marocain vieux de 66 millions d’années avait été mis en vente aux enchères à Paris au prestigieux hôtel de vente Drouot. Ce fossile marin était au centre d’une vive polémique, lancée par l’Association pour la protection du patrimoine géologique du Maroc (APPGM), qui dénonçait le pillage d’un “trésor patrimonial unique”. 

Le ministère de l’Énergie, des Mines et du Développement Durable avait été catégorique à ce sujet: la sortie de ce squelette hors du Maroc est “illégale”. Cette vente avait secoué l’opinion publique et déclenché la prise de conscience d’une nécessité urgente de préserver le patrimoine marocain. 

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