TUNISIE
26/08/2019 06h:23 CET

La direction générale des prisons et de la rééducation dénonce les propos de l'avocat de Chafik Jarraya

La dernière visite reçue par Chafik Jarraya de la part d'une brigade sécuritaire remonte au mois de mars 2019 indique la direction générale des prisons.

FETHI BELAID via Getty Images

La direction générale des prisons et de la rééducation a dénoncé, dimanche, les propos de Faycal Jadlaoui, avocat de l’homme d’affaires Chafik Jarraya, selon lesquelles son client a reçu une visite d’une brigade sécuritaire dans l’optique d’obtenir de lui des “dossiers” ou des “enregistrements” incriminant Nabil Karoui et Hafedh Caid Essebsi.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, la direction générale des prisons affirme que la dernière visite reçue par Chafik Jarraya de la part d’une brigade sécuritaire remonte au 27 mars 2019 et ce sur décision de justice.

 

Celle-ci indique avoir épluché les registres d’entrée et de sortie et avoir visionné les enregistrements vidéo sans trouver une trace d’une quelconque visite de forces sécuritaires à Chafik Jarraya déplorant ainsi les propos de Faycal Jadlaoui: “De telles affirmations (...) ne sont que pures calomnies visant à attirer l’attentions publique sur le prisonnier en question”.

La direction générale des prisons appelle ainsi à éviter d’instrumentaliser l’institution dans les tiraillements politiques et se réserve le droit de porter plainte contre les personnes “qui souhaitent porter atteintes à l’institution”.

Plus tôt dans la journée, le ministère de l’Intérieur avait également démenti les propos de l’avocat Faycal Jadlaoui, demandant au ministère public d’ouvrir une enquête sur les déclarations de l’avocat.

Intervenant sur la chaine Nessma Tv, l’avocat de Chafik Jarraya avait affirmé que son client a reçu la visite d’agents d’un service sécuritaire spécialisé lui demandant “des dossiers” ou des “enregistrements” contre Nabil Karoui et Hafedh Caid Essebsi contre une possibilité de faciliter sa remise en liberté.

 

Vendredi, Nabil Karoui, candidat à l’élection présidentielle anticipée, a été arrêté suite à un mandat d’arrêt émis par l’une des chambres d’accusation près de la Cour d’appel de Tunis. Le parti “Au coeur de la Tunisie”, présidé par celui-ci, a accusé le chef du gouvernement Youssef Chahed d’être derrière cette arrestation, ce qui a été démenti par Tahya Tounes.

Le 28 juin dernier le juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier a décidé le gel des avoirs et une interdiction de quitter le territoire contre Nabil et Ghazi Karoui. Ces mesures font suite à une plaine portée le 14 mars 2014 par l’ONG “I Watch” auprès du pôle judiciaire économique et financier contre les frère Karoui pour “suspicion de blanchiment d’argent” à travers des sociétés dont ils seraient propriétaires en Algérie, au Maroc et au Luxembourg.

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