MAROC
16/07/2019 11h:46 CET | Actualisé 16/07/2019 12h:10 CET

Casablanca: La DGSN dément la version du frère d'une des victimes abattues par le policier

Il a affirmé que "la police lui aurait demandé de ne pas dévoiler les causes et les circonstances du décès de la victime".

wellphoto via Getty Images

FAIT-DIVERS - La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a démenti “catégoriquement”, dans un communiqué, le “récit inventé dans un article diffusé lundi par un site électronique national d’information dans sa version arabophone, en citant le frère de la femme victime d’un tir d’arme de service d’un policier”. 

Relayé par la MAP, ce communiqué affirme que les “allégations” de l’individu concerné “sont complètement fausses”. Celles-ci se rapportent principalement au fait que le frère de la femme victime ait raconté au site d’information que la famille aurait reçu la visite d’éléments de la sûreté qui lui auraient demandé de ne pas dévoiler les causes et les circonstances du décès de la victime.

Autres propos remis en cause par la DGSN, ceux alléguant que ses éléments lui auraient aussi demandé d’organiser les funérailles au sein du domicile de la famille à Sbata et non à Hay Moulay Rachid à Casablanca où demeurait sa sœur.

La DGSN tient à préciser que ces allégations ne se basent sur “aucun fait réel ou logique”, affirmant qu’“elle veille constamment à lier la responsabilité à la reddition des comptes”. Elle insiste, dans ce cadre, sur son engagement à maintenir “la communication positive et transparente au sujet des affaires et faits liés à l’action policière”. La DGSN se réserve, par ailleurs, le droit du recours à la justice “pour poursuivre quiconque impliqué dans l’invention et la diffusion de ces allégations mensongères dénuées de tout fondement”.

Ce communiqué réagit à la publication, 24 heures plus tôt, d’un article de Tel Quel arabe dans lequel un homme se présentant comme le frère de la femme victime, Khadija, raconte, entre autres, que “des agents de police nous ont demandé de faire passer sa mort pour un accident pour ne pas perturber le bon déroulement de l’enquête”. Dans son récit, ce dernier a expliqué que la famille de la victime a pris l’engagement de “rendre justice à Khadija” en recherchant “la vérité sur ce qui s’était passé ce soir-là”.  

L’inspecteur de police principal suspecté d’avoir tué avec son arme de service,  deux personnes, une femme, 40 ans, et un homme, 35 ans, a été arrêté samedi dernier dans la zone de Cabo Negro à Tétouan. Il était alors suspendu de ses fonctions suite à une décision prise par le Directeur général de la sûreté nationale en raison de “graves dépassements professionnels et juridiques durant l’usage de son arme de service”, selon les premières conclusions de l’enquête menée sur son intervention armée. 

D’après le site d’information précité, le policier aurait été déféré devant la Chambre criminelle près la cour d’appel de Casablanca pour “meurtre volontaire”.