MAROC
23/08/2019 17h:40 CET

La DGAPR dément les allégations des familles de certains détenus du Hirak

Les familles ont dénoncé "des actes de tortures et de mauvais traitements".

DGAPR

DÉMENTI - La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) se dit étonnée par les accusations lancées par certaines familles des détenus des événements d’Al Hoceima sur les réseaux sociaux. Ces dernières auraient fait part de réactions négatives quant aux procédures judiciaires adoptées par la délégation, et dénoncé des actes de torture et de mauvais traitements sur les détenus.

Depuis quelques jours, plusieurs proches des détenus et d’“autres parties” auraient fait part de “méthodes malveillantes” et de “réactions négatives” sur le travail de la DGAPR, “dans le cadre de ses prérogatives, dénonçant la tentative de certaines parties de véhiculer des allégations dans le but de dissimuler la violation des règles et d’attirer l’attention de l’opinion publique”, indique une mise au point de la DGAPR relayée par la MAP

En réponse à des informations diffusées sur des sites électroniques et des réseaux sociaux, la DGAPR est catégorique: les allégations des les membres des familles de certains détenus du Hirak sont non-fondées.

Dans son communiqué, l’administration pénitentiaire souligne que “le comportement de certains détenus dans la prison locale de Ras El Maa à Fès, permettant à trois autres codétenus dans le cadre de la même affaire de bénéficier de bons d’achat à l’épicerie, est contraire à la réglementation en vigueur en matière de gestion des économats et cantines à l’intérieur des établissements pénitentiaires”. Et d’expliquer que “ces bons sont mis à la disposition uniquement du détenu concerné, lequel n’a nullement le droit de les donner à d’autres prisonniers” écrit-elle.

Alors que le père du détenu N.Z serait à l’origine de ces allégations, qu’il aurait “véhiculé” sur les réseaux sociaux, d’après la même source, la délégation générale affirme qu’elle veille à “mener à bien ses missions d’inspection, chaque fois qu’elle découvre des actes illicites, et ce, dans le cadre des attributions qui lui sont confiées par la loi”, souligne-t-elle dans le communiqué.

Enfin, la DGAPR a réfuté les allégations de tortures et de mauvais traitements colportées par le frère du prisonnier M.I., détenu à Salé. Le cas du prisonnier A.Y. incarcéré à Tanger a, aussi, fait réagir la DGAPR. Selon l’administration pénitentiaire, ce détenu n’a pas voulu se rendre aux funérailles de son père après avoir, pourtant, demandé la permission de sortie pour y assister. La délégation relève que cette permission relève d’une procédure administrative normale accordée à tous les prisonniers, “sans exception, comme le stipule la loi en vigueur dans les établissements pénitentiaires”.