MAROC
23/11/2018 18h:26 CET

La DGAPR dément le contenu du rapport de l'AMDH sur les prisons

Les détenus ont le droit de faire part de leurs réclamations en les mettant dans des boîtes prévues à cet effet.

SHUTTERSTOCK / ALBUND

DÉMENTI - Après la publication de son rapport annuel sur les droits de l’homme en 2017, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) suscite des critiques. Sur son volet dédié à la situation des prisons, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a réagi par un communiqué publié ce vendredi. 

Dans ce dernier, le département de Mohamed Saleh Tamek a qualifié d’“allégations gratuites” le contenu de ce volet du rapport relayant des cas de “torture” et de “violations constantes et non isolées” envers les détenus dans des prisons “où prédomine la torture”. Ce que la DGAPR rejette en bloc précisant que “le traitement des détenus est conforme aux lois et règlement des prisons au Maroc mais aussi aux standards internationaux”. Et d’ajouter “qu’aucun comportement humiliant ou portant atteinte à la dignité humaine” n’est toléré et que les détenus ont également le droit de faire part de leurs réclamations en les mettant dans des boîtes que la DGAPR a mis en place dans tous les centres de détention. Une unité centrale, ajoute le communiqué, est, ensuite, chargée de les traiter et de prendre les mesures nécessaires. 

Bien plus, la DGAPR affirme qu’elle mène aussi, de son côté, des enquêtes dès qu’elle reçoit une plainte et qu’elle fait appel au ministère public dans certains cas. Et de souligner que les pénitenciers sont “ouverts aux visites” des pouvoirs judiciaires et commissions préfectorales mais aussi au Conseil national des droits de l’homme et à ses commissions. Des visites également autorisées aux représentants de “la société civile sérieuse” qui souhaiteraient apporter aux détenus une assistance juridique.

Quant aux conditions de détention, la délégation estime déployer tout ce qui est en son pouvoir pour remédier au problème de la surpopulation, précisant avoir pris ses précautions en cette période hivernale d’apporter suffisamment de couvertures aux détenus qu’elle autorise également à en apporter d’autres supplémentaires. Quant aux équipements et plus précisément le manque de lits dont souffriraient les prisons, la DGAPR dément qu’il n’y ait pas de lits pour les détenus dans les nouvelles structures équipées, selon elle, selon les normes en vigueur dans le domaine. Toutefois, les anciennes prisons n’ont pas encore profité de ce renouvellement structurel et d’équipement, comme le reconnait la DGAPR.