ALGÉRIE
02/10/2019 16h:42 CET | Actualisé 02/10/2019 16h:44 CET

La députée française Mathilde Panot libérée et conduite à l'aéroport

Mathilde Panot a été remise en liberté sur intervention du ministre français des Affaires étrangères.

L'Express.fr
L'élue LFI a été placée en séjour surveillé à Alger, alors qu'elle se trouvait en Algérie pour rencontrer "des citoyens engagés pour la justice sociale et la démocratie".

La députée française, Mathilde Panot, interpellée par les forces de l’ordre à Béjaïa puis assignée à résidence à Alger, a été remise en liberté et dirigée à l’aéroport “en vue de retourner en France”, a annoncé le chef de son parti, La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, dans un tweet. 

 Mathilde Panot a été libérée suite à l’intervention du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, alerté par le maire d’Ivry-Sur-Seine

Une députée française, Mathilde Panot, en Algérie pour “rencontrer des acteurs du mouvement populaire”, a été interpellée par les forces de l’ordre,. Elle a été placée sous surveillance dans un hôtel à Alger, a-t-elle fait savoir

Après avoir dénoncé une “répression” et “une volonté du pouvoir d’effrayer le peuple”, elle a annoncé sa présence mardi matin au sit-in tenu devant le tribunal de Sidi M’Hamed. Rappelant ’e contexte du déclenchement du mouvement populaire, le 22 février dernier, “elle a appelé a la solidarité avec le peuple algérien”.

Mercredi matin, son parti, La France Insoumise, a annoncé son interpellation, “sans raison”, à Béjaïa.

“Le groupe parlementaire insoumis proteste contre l’interpellation à Bejaïa en Algérie de sa co-présidente Mathilde Panot et de ses accompagnateurs” lit-on dans un post Facebook.

La députée Mathilde Panot et des accompagnateurs ont été placés en séjour surveillé à Alger, “sans connaitre les intentions pour la suite de ceux qui les ont contraints à ce retour sous escorte”, fait-on savoir.

“Le groupe parlementaire déplore l’interruption forcée du programme de rencontres de Mathilde Panot et de son équipe. Il demande la garantie de leur sûreté et le respect de leur liberté de circuler”, conclut le parti français.

Dans un post Facebook, la députée a raconté sa version des faits. “Nous sommes partis à 7h30 hier matin pour Bejaïa, où la mobilisation populaire est massive. En arrivant, après avoir échangé avec des étudiants et professeurs de la marche du mardi, nous avons été arrêtés une première fois puis amenés au commissariat. On nous garde 1h15 sans jamais nous donner de motifs puis nous sommes libres de partir”, fait-elle savoir .

“On nous arrête de nouveau. 3h d’immobilisation à un barrage routier là encore sans motif. On nous prend nos passeports (...) Toujours sans explication on nous escorte vers Alger. 7h de trajet au lieu de 3h30 car la route est bloquée à un endroit par des citoyens qui protestent contre l’injustice d’attribution de logement sociaux”. 

Mathilde Panot rajoute que “Depuis, nous sommes sous surveillance dans un hôtel à Alger”.