MAROC
02/11/2018 17h:21 CET

La demande d’autorisation d’accès au Maroc est encore en phase d’essai, selon le ministère des affaires étrangères

Et pourra concerner des pays autres que le Mali, la Guinée-Conakry et le Congo-Brazaville.

Andrea Comas / Reuters

RELATIONS INTERNATIONALES - Les ressortissants de trois pays africains devront désormais remplir une autorisation en ligne avant de se rendre au Maroc. Le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, a annoncé jeudi à Rabat, l’instauration de l’autorisation électronique de voyage pour accéder au Maroc (AEVM) aux ressortissants du Mali, de la Guinée-Conakry et du Congo-Brazaville, qui pouvaient avant se rendre dans le royaume sans visa.

Depuis ce 1er novembre, ces voyageurs doivent ainsi remplir un formulaire, au moins 96 heures avant leur vol, sur le portail électronique “accès-maroc.ma” lancé par le Ministère des Affaires Étrangères, pour notamment indiquer le motif de leur voyage ou encore le numéro de téléphone de la personne les ayant invités. Le document devra être présenté à l’aéroport au moment de leur départ et ensuite à leur arrivée au Maroc, comme l’explique un document de la Royal Air Maroc.

RAM

Cette nouvelle procédure “veut faciliter le flux des passagers et va aider les autorités marocaines à connaître l’identité des passagers avant l’embarcation”, indique un document de l’ambassade marocaine au Mali rapporté par Reuters.

Pour l’agence de presse espagnole EFE, cette nouvelle restriction serait plutôt une tentative de faire face au flux de plus en plus important de migrants, notant que les trois pays concernés font partie des nationalités les plus présentes parmi les migrants clandestins.

Le ministre a cependant souligné que la décision ne visait pas spécifiquement les trois pays et pourrait inclure dans le futur d’autres pays d’Afrique, d’Amérique Latine, d’Europe et d’Asie. Leurs ressortissants n’auront toujours pas besoin de visa mais devront néanmoins présenter leur AEVM pour notamment déterminer la nature de leur voyage.

“C’est une période expérimentale, rien n’est encore décidé pour d’autres pays”, assure à notre rédaction une source au ministère des Affaires étrangères.

D’après l’Organisation internationale des migrations (OIM), près de 42.500 migrants provenant du Maroc ont rejoint les côtes Espagnoles depuis janvier 2018 et plus de 400 ont été retrouvés morts, noyés en mer.