01/07/2019 11h:34 CET | Actualisé 01/07/2019 11h:34 CET

La croissance économique a nettement reculé ce début d'année, selon le HCP

La demande intérieure reste le moteur de la croissance.

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ECONOMIE - La croissance de l’économie nationale a connu une baisse nettement remarquable au premier trimestre de 2019, passant de 3,5% au  trimestre précédent à 2,8%. Le secteur agricole est le plus affecté par cette baisse avec un relâchement de 3,2%, tandis que les activités non agricoles affichent une augmentation de 3,8%, d’après les derniers chiffres de l’arrêté des comptes nationaux du Haut commissariat au plan (HCP).

La demande intérieure reste le moteur de la croissance, avec la même tendance baissière de l’inflation, alors que le besoin de financement de l’économie nationale a marqué une relative amélioration, indique le HCP. Toutefois, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, a enregistré une baisse de 1,1% (en volume), au cours du premier trimestre de l’année 2019, au lieu de 3,1% durant la même période en 2018. Cette évolution s’explique, ajoute le HCP, par la baisse de 3,2% de l’activité de l’agriculture, contrairement à la hausse de 4% enregistrée une année auparavant. Elle trouve également son origine dans l’augmentation qu’a connu la pêche:18,4% au lieu d’une baisse de 6%.

Du côté du secteur secondaire, une augmentation a été enregistrée avec 4,6% au lieu de 4,2% durant le premier trimestre de l’année précédente, révèlent les chiffres du HCP. Ce dernier précise que cette situation résulte de l’amélioration des valeurs ajoutées, dont l’électricité et l’eau qui passent à 23,5% au lieu de 6,5%, et le bâtiment et les travaux publics qui passent à 1,5% au lieu de 0,6%. Un ralentissement du rythme d’accroissement est à noter, par ailleurs, dans l’industrie d’extraction avec 5,6%, ce premier trimestre 2019 au lieu de 16,7% en 2018, et des industries de transformation qui passent à 2,5% contre 3,5%. 

Enfin, le secteur tertiaire connait une timide augmentation de sa valeur ajoutée, avec 3,1% au lieu de 3% le même trimestre de l’année 2018. Une hausse marquée notamment par une amélioration des activités suivantes: les services rendus par l’administration publique générale et la sécurité sociale passent à 3,4% au lieu de 2,4%, les services financiers et assurances affichent 2,5 % au lieu de 2% et les services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale, avec 0,2% au lieu d’une baisse de 0,8%. Et ce, malgré le ralentissement de la croissance des activités des services rendus aux ménages et aux entreprises, à 4,5% contre 4,8%, des hôtels et restaurants à 3,4% au lieu de 6,6%, du transport à 2,9% au lieu de 4% et des postes et télécommunications à 2,3% au lieu de 3,3%.

Au total, la valeur ajoutée des activités non agricoles a connu, ainsi, une hausse de 3,8% contre 3,3% le premier trimestre de l’année 2018. Dans ce contexte, avec le net ralentissement de l’accroissement des impôts sur les produits nets des subventions à 1,9% au lieu de 4,9%, le Produit intérieur brut (PIB) en volume s’est accru de 2,8% durant le premier trimestre 2019 au lieu de 3,5% une année auparavant, révèle le communiqué.

La demande intérieure, moteur de la croissance

La demande intérieure a affiché un taux d’accroissement de 3,3% durant le premier trimestre de l’année 2019 contre 4,3% durant la même période de l’année précédente, contribuant ainsi pour 3,6 points à la croissance économique nationale au lieu de 4,7 points une année auparavant.

Dans ce cadre, les dépenses de consommation finale des ménages ont connu une hausse de 3,8% au lieu de 2,8%, contribuant pour 2,2 points à la croissance au lieu de 1,6 point. De même, la consommation finale des administrations publiques a connu une augmentation de 2,8% contre 1,6% au premier trimestre de l’année précédente, avec une contribution à la croissance de 0,6 point au lieu de 0,3 point, conclut le HCP.